Braquage à l'ancienne, la critique du film

 

Publié le Mardi 2 mai 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Braquage à l'ancienne, la critique du film

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes

imageIls sont inséparables depuis plusieurs décennies. Ils ont travaillé dans la même usine, et se retrouvent plusieurs fois par semaine pour prendre le petit-déjeuner dans leur troquet préféré, pour déjeuner dans leur association de retraités ou pour dîner chez les uns ou les autres. Willie, Joe et Al sont octogénaires et n’attendent plus grand-chose de la vie que ces petites joies simples.
Joe héberge sa fille et sa petite-fille dans sa maison. De quoi lui apporter un peu de chaleur humaine et faire des économies pour que payer les futures études. Willie, lui, habite loin de sa petite-fille et aimerait vraiment la voir plus souvent. Quant à Al, il est seul, a toujours été seul, et espère mourir le plus vite possible pour ne plus s’ennuyer.

Seulement leur petite vie bien huilée va être bouleversée : leur ancien employeur délocalise ses usines et met fin aux versements des pensions de retraite. S’ils portent l’affaire devant les juges, le tribunal prendra du temps avant de rendre son verdict. Et du temps, ils n’en ont plus tellement…

Lorsque Joe est témoin du braquage de sa banque par trois malfrats, sans coup de feu ni violence, et qui repartent avec un butin de plusieurs millions de dollars, il décide de s’y mettre lui aussi. Et convainc ses deux acolytes de l’accompagner dans cette folle aventure.

Mais à 80 ans, on ne s’improvise pas gangster aussi facilement…


screenBraquage à l’ancienne est une comédie signée Zach Braff, acteur de seconds rôles (Son ex et moi, Le Monde fantastique d’Oz, Le prix à payer, Last Kiss) dont c’est déjà la troisième réalisation (Garden State en 2004 et Le Rôle de ma vie en 2014).

Devant la caméra, on trouve un  trio de choc : Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin. Ils sont épaulés par Matt Dillon, John Ortiz et l’hilarant Christopher Lloyd.

Très bien rythmé, sans longueur, Braquage à l’ancienne est une pure comédie humoristique, avec son lot de situations cocasses, ses exagérations et ses personnages hauts en couleur. Si le scénario passe si bien, sans à-coups ni forceps, c’est avant tout grâce à son trio d’acteurs. Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin sont non seulement complémentaires, mais jouent avec justesse et semblent réellement s’amuser à l’écran. Ils livrent une prestation tout en douceur, avec ce qu’il faut de grosses ficelles et de subtilité pour nous faire croire à cette amitié indéfectible et ce projet insensé pour le troisième âge bien avancé.

screenLes seconds rôles s’en sortent également avec brio, malgré un Matt Dillon un peu en-dessous du lot, il faut bien l’avouer, la faute à une écriture de son personnage qui aurait mérité plus de soin et moins de caricature. Mais Christopher Lloyd livre une prestation impeccable dans le rôle de l’octogénaire à la mémoire vacillante.

Bref. Sans être la comédie de l’année, sans être un indispensable du 7ème art, ce Braquage à l’ancienne se regarde avec plaisir, comme un baroud d’honneur de grands acteurs. On sourit souvent, on rit parfois, mais avant tout, on passe un excellent moment en leur compagnie.

 

 
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Braquage à l'ancienne, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Warner Bros. France

Développeur : Zach Braff

PEGI : 3+

Prix : Cinema

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