Trine (PS3)

 

Publié le Mardi 20 octobre 2009 à 12:00:00 par alexandre1234

 

Trine (PS3)

Lèche vite Trine

screenEn guise d’intro, racontons un peu ma vie.
Trine, c’est un jeu dont je n’avais somme toute pas entendu grand-chose avant d’essayer sa démo, sur PC. J’étais alors tombé sous le charme de son univers poétique et de son gameplay tout aussi enchanteur.
Préférant y jouer sur PS3 (question de multi-joueurs, à 3 sur un clavier, c’est pas le top), j’ai donc attendu impatiemment sa sortie sur le PlayStation Store.
Qui a été retardée, retardée, retardée… pour finalement débarquer (alléluia !) le 17 septembre 2009.
Hop ! Moins riche de 20€, mais avec un Trine en plus, je me lançais dans le jeu de Frozenbyte en espérant que mes premières impressions n’allaient pas s’effondrer…

Trine se présente comme un jeu de plateforme old-school. Durant toute l’aventure, il faudra aller de gauche à droite, dans un scrolling-2D somme toute bien connu de nos amis les papis-gamers. A la différence d’un LittleBigPlanet (qui se joue sur trois plans), Trine ne se compose que de deux dimensions. Pas de système de profondeur à gérer. On perd bien sûr en profondeur (aux deux sens du terme) ce que l’on gagne en simplicité, mais ce serait bien une erreur de blâmer Trine pour cela. En fait, du côté de son gameplay, Trine s’appuie sur deux composantes essentielles.
La première composante, c’est la coopération. Car dans Trine, ce n’est pas juste un personnage que vous serez amené à diriger, mais trois. Tout comme dans un Lost Vikings, chaque perso a sa propre utilité. On compte tout d’abord le guerrier, le plus simple à prendre en main. Ses actions, en tant que bourrin du groupe, se limiteront à frapper avec son épée, bloquer avec son bouclier et soulever quelques menus objets pour les lancer dans la foulée. A noter que les petits finlandais de Frozenbyte n’ont pas lésiné sur la caricature concernant ce personnage rondouillard qui a tout le temps faim… 
screenLe second personnage n’est autre qu’une voleuse. Elle n’a pas d’aile, mais un grappin tout aussi utile qui vous permettra de vous accrocher à toutes les surfaces… en bois. Et un arc, aussi, le lancer de flèches se faisant à l’aide du stick droit. Inutile de dire que c’est vers elle que l’on se tournera lorsqu’il s’agira d’aller le plus vite possible. 
Enfin, le troisième personnage est un magicien. Incapable de lancer la moindre boule de feu, il peut en revanche faire léviter des objets (pour notamment les laisser s’écraser sur les ennemis) et créer lui-même des boîtes ou planches (pouvant être dessinées facilement avec le joystick droit). On sera très souvent amené à interchanger chaque personnage (un seul pouvant apparaître à la fois à l’écran en mode un joueur) avec les touches R1/L1.

La transition est pour ainsi dire parfaite : c’est avec ce magicien que l’on se devra de s’émerveiller devant la seconde composante essentielle de Trine, à savoir son moteur physique, qui fait furieusement penser à celui d’un LittleBigPlanet ou d’un PAIN. Deux gages de qualité. Trine s’appuiera beaucoup sur ce moteur physique via des énigmes mêlant quelques balanciers.
Du côté de l’ambiance, c’est du pur bonheur. L’univers dans lequel on plonge est celui d’un royaume infesté par des armées de morts-vivants. Là encore, pas d’originalité, mais une impression d’hommage. Ne vous attendez d’ailleurs pas à un scénario du feu de Dieu. Les graphismes, très colorés et plutôt réussis, renforcent cette idée d’univers enchanteur tout droit sorti d’un conte de fées.

screenCependant, tout n’est pas rose dans Trine. On pourra tout d’abord noter une certaine répétivité (tant sur les mécanismes, les lieux traversés et les ennemis rencontrés), malgré quelques intéressantes phases sous-marines. A relever également : quelques ralentissements inhérents à la PS3, sans que cela gêne l’expérience de jeu.
Concernant le rapport contenu/prix, il dépendra forcément de votre façon de jouer : si vous êtes du genre à foncer, vous n’en aurez que pour 5 heures ; mais si vous prenez le temps de fouiller chaque recoin de niveau pour trouver toutes les fioles d’expérience, tenter de résoudre le même problème avec chaque personnage, etc…, la durée de vie s’envole pour atteindre la quinzaine d’heures. Et c’est sans compter sur le mode coopération (offline seulement), qui vous vaudra de très bonnes soirées entre amis (enfin, jusqu’à trois amis en même temps).

Trine fait partie de cette catégorie de jeux qui nous font plaisir : ceux qui réussissent à allier le plaisir simple à un univers enchanteur et un gameplay accrocheur, gommant ainsi toutes ses imperfections. Un « bon p’tit jeu », donc. A 20 € tout de même (sur PC ou PS3).

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Trine (PS3)

Plateformes : PS3

Editeur : Nobilis

Développeur : Frozenbyte

PEGI : 12+

Prix :

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

 

 

Images du jeu Trine (PS3) :

0