Borderlands (PC/Xbox 360/PS3)

 

Publié le Lundi 26 octobre 2009 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Borderlands (Xbox 360/PS3)

Borderline ?

imageSi vous lisez régulièrement nos colonnes et celles de nos concurrents et néanmoins amis, vous vous rendrez compte que si certains jeux font l’unanimité, d’autres provoquent des sentiments souvent divers et parfois même contradictoires. C’est ainsi que, parfois, deux journalistes venant à discuter ensemble, se lancent un « et sinon, tu testes de bien quoi en ce moment ? ». Et vous lui répondez un « un jeu très bof, et toi ? ». Et il vous répond « moi un jeu vraiment génial ». « Ah ? Lequel ? ». « Borderlands ». « Tiens, moi aussi… ».

C’est exactement la discussion que j’ai donc vécue avec un confrère. En étant, vous l’aurez peut-être compris, du côté du « bof ».

Borderlands est l’un de ces jeux, à mon humble avis, qui aurait pu proposer beaucoup, et qui finalement se contente du strict minimum. Un de ces jeux qui fait la part belle à « une bonne idée = un jeu », oubliant qu’un jeu, c’est une somme de bonnes idées et non pas une seule et unique.

Bienvenue à Pandore. Planète désertique dans un univers très apocalyptique dans son design. Et déjà, qui dit planète désertique dit « les développeurs n’ayant pas voulu s’emmerder avec tout un tas de détails dans les environnements ont préféré placer l’action sur une planète désertique pour ne proposer que sable et cailloux ». Vous êtes un héros, sorte de chasseur de primes aux talents particuliers. Sans doute suite à l’absorption de substances illicites ou à un séjour trop prolongé sous le soleil, vous avez des visions. Une bonne femme vous annonce que vous êtes l’élu(e) et qu’elle va vous guider vers l’Arche. Tout le monde connaît, sur Pandore, la légende de l’Arche : un lieu secret d’origine extra-terrestre, apportant force, gloire, richesse et « je suis le maître du monde » à quiconque la trouvera.

Vous êtes donc un héros. A vous de choisir Roland, le soldat fan de fusils et fusils à pompe, Mordecai, le chasseur fan de fusils de sniper, Lilith, qui préfère les armes à munitions incendiaires ou électriques, et Brick, la brute adepte des armes lourdes. Chacun a un talent particulier. Roland déploie une tourelle, Mordecai a un familier, oiseau prompt à déchiqueter vos ennemis, Brick rentre dans un état de furie et Lilith peut devenir invisible quelques secondes.

Borderlands étant un RPG à vue subjective (façon FPS), vous gagnerez des points d’expérience que vous utiliserez parfois pour débloquer ou augmenter une compétence. Du genre augmenter la résistance de Lilth, suite à son état d’hyperphase (invisibilité). Ou augmenter les dégâts critiques, la résistance du bouclier et j’en passe et j’en oublie. Autant vous le dire de suite : c’est extrêmement succinct. Vous n’aurez pas grand-chose à augmenter. Pas de force, de résistance de précision ou je ne sais quoi. Vos capacités à utiliser les armes augmentera au fur et à mesure, et de manière automatique. Plus vous vous servirez d’un type d’armes, plus votre capacité augmentera.

screenBref. Vous voilà dans un monde désertique. Des rochers et du sable. Quelques constructions délabrées uniquement en tôle ondulée. Pas de doute, Pandore est une planète… vide. D’autant plus vide que vous n’y croiserez pas grand monde. Un docteur peu porté sur la discussion, un paysan à l’humour particulier… et c’est à peu près tout. Tout au long du jeu, vous trouverez des armes. Et c’est là le point fort du jeu, l’unique bonne idée des développeurs, serait-on tenté de dire. Il en existe des milliers. Flingues, fusils mitrailleurs, fusils à pompe, fusils à lunettes, grenades et j’en passe, tous déclinés en une multitude de caractéristiques. Certains sont incendiaires, d’autres ont des viseurs, d’autres encore ont des dégâts augmentés, moins de recul, plus de précision… certains ont un petit peu de ci, un petit peu de ça… Bref, c’est la foire aux guns.

Ces armes, vous les trouverez dans des coffres abandonnés (ou pris à l’ennemi) ou dans le ventre de bestioles ou dans leurs excréments. Parce que sur Pandore, les bestioles mangent des armes (ou des boucliers, puisque votre personnage s’équipera également d’un bouclier destiné à ne pas vous faire mourir trop vite). Mais vous les trouverez aussi, tout comme les munitions ou les kits de soin, dans des distributeurs, de type machine à café. C’est ça, le modernisme. Et le « on allait pas mettre des marchands à chaque coin de niveau parce que ça revenait à faire des personnages supplémentaires et ça, c’est super compliqué ».

D’autre part, sur Pandore, il existe des Skags. Sorte de loups de pierre déclinés en une multitude de genre : bébé, jeune, adulte, furieux, cracheur… qui définit leur niveau d’agressivité et leur résistance. Il existe aussi plein de bandits. Aussi déclinés en plein de genre. Et quelques piafs… déclinés aussi en plein de genre… Pandore est une planète vide, et les ennemis sont ultra répétitifs. D’autant plus que le respawn est roi. Vous aurez toujours les mêmes bestioles, les mêmes ennemis, au même endroit. Vous tuez un boss ? Vous voulez le tuer encore et encore ? Quittez puis rechargez la partie. Ou changez simplement de zone et revenez…

screenBon. Vous l’aurez compris, Borderlands est un jeu très moyen. Répétitif et à l’intérêt somme toute limité. Intérêt à peine relevé en y jouant à plusieurs, sur le live ou en écran splitté. Mais globalement, on s’ennuie ferme. Oh, le jeu n’est pas forcément mauvais, à la base. Les graphismes en cell-shading, même s’ils se prêtent assez mal, en fait, à l’univers, ne sont pas désagréables… Mais entre des ennemis qui revivent inlassablement aux mêmes endroits, une IA au QI proche de la température anale d’un pingouin gelé, des décors vides, une difficulté souvent mal dosée (certains ennemis sont une vraie plaie et vous buttent en deux tirs seulement), le jeu aura du mal à vous inspirer autre chose que du mépris.

Alors oui, d’un autre côté, heureusement que les ennemis respawnent pour se faire un max d’xp et récupérer des objets. Bien entendu, vous trouverez tout au long du jeu, certains endroits qui rompent avec la monotonie des lieux, ou des ennemis plus diversifiés. Mais globalement, je n’ai pas accroché plus que ça au jeu, à son style et au fait que tout soit basé en grand parie sur son nombre hallucinant d'armes disponibles. Surtout quand on a passé des heures et des heures sur Fallout 3, doté de décors somptueux, de niveaux énormes, et qui propose un vrai choix de RPG sur les personnages.

 

 
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Borderlands (PC/Xbox 360/PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : 2K Games

Développeur : Gearbox Software

PEGI : 18+

Prix : 60 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 5/10

 

 

Images du jeu Borderlands (PC/Xbox 360/PS3) :

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