(Cinéma) Hors de Contrôle

 

Publié le Jeudi 18 février 2010 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Hors de Contrôle

De quoi je me Mel ?

imageMel Gibson ou John Travolta ? Honnêtement, hier soir, j’hésitais entre deux films. Hors de Contrôle ou From Paris With Love ? Le premier est un film policier signé Martin Campbell, à qui l’on doit notamment l’excellente renaissance de James Bond dans Casino Royale. Le second, un film d’action français signé Pierre Morel, à qui l’on doit notamment l’excellent Taken. From Paris With Love, une production Luc Besson qui s’annonçait péter de partout, bien bourrin, bref, le genre de film pour lequel on laisse son cerveau à l’entrée de la salle et on se fait juste plaisir avec un excès de pyrotechnie.
J’avais juste envie de voir quelque chose dont le scénario tiendrait sur un peu plus qu’une demi-feuille de papier toilette usagée.
Mon choix s’est donc finalement porté sur le retour de Mel Gibson sur grand écran.
En plus… j’avoue beaucoup aimer Mel Gibson. L’acteur et le réalisateur. De Mad Max à Nous étions Soldats en passant par Payback, l’Arme Fatale, The Patriot, Braveheart, et j’en passe, même si je reconnais aisément que des films comme Million Dollar Hotel ou Signes sont des bouses. Et j’ai également beaucoup aimé La Passion du Christ ou Apocalypto.
Bref, sans m’arrêter à des considérations personnelles sur un type que je ne connais pas personnellement (est-il réellement un catho fanatique ? Est-il réellement un antisémite ?) et dont, à vrai dire, je me fous éperdument (je laisse ça à mes confrères de la presse poubelle), j’apprécie ses films.

Hors de Contrôle, donc.
Edge of Darkness en v.o., preuve que l’industrie du cinéma a encore du boulot pour traduire correctement le nom des films. Car entre nous, Hors de Contrôle est peut-être un titre accrocheur et sympathique, mais il n’a strictement rien à voir avec le film.

screenThomas Craven est un inspecteur de la brigade criminelle de Boston. Loin d’être un casse-cou ou un héros moderne, c’est un flic sans histoire, sans ennemi, apprécié par ses collègues en raison de sa droiture et son sens de la justice. Un ami fidèle avec une petite vie bien rangée. Lorsque sa fille de vingt-cinq ans, Emma, vient le voir, il lui prépare son repas préféré, prépare sa chambre et se rend bien en avance à la gare, pour être sûr de ne pas la rater.
Mais tout va basculer ce soir-là. Sa fille ne cesse de vomir. Du sang coule de son nez… il décide de l’emmener d’urgence voir un médecin. A peine ont-ils franchi le pas de sa porte qu’un assassin tire sur eux. Emma Craven s’effondre, mortellement touchée. Elle rend son dernier soupir dans les bras de son père.
Pour les confrères de l’inspecteur Craven, c’est lui qui était visé. Mais au fur et à mesure qu’il récolte des preuves, Thomas se rend compte que sa fille était au centre d’un scandale qui pourrait ébranler jusqu’au pays tout entier…

screenDurant 1h48, on va suivre Mel Gibson dans son enquête. Outre le fait qu’il ne sera jamais hors de contrôle et incarne plutôt un flic posé, calme, qui agit toujours avec justesse et comme il pense devoir agir, le film est très loin du rythme endiablé de Casino Royale. Très très loin. On est ici dans un polar pépère, avec un faux rythme. Mou ? Oui, il y a de ça.
A la sortie, ma femme m’a tenu un long discours sur le « pourquoi on va encore voir des films de vieux acteurs ? », m’expliquant qu’ils sont ridés, qu’ils ne la font plus fantasmer et que, du coup, ben autant aller voir ma grand-mère dans sa maison de retraite pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, qu’il y aura sans doute plus d’action.
Je ne peux pas lui donner complètement tort.
Pour ma part, Mel Gibson est impeccable. Vieux beau, les rides bien visibles, la calvitie trop importante pour être masquée… il joue parfaitement son rôle de père qui ira au bout de son enquête, quoi qu’il lui en coûte. Ce n’est certes plus le Mel Gibson des années 90, mais il a encore de beaux restes.
Mais en face, c’est malheureusement le néant. Un scénario un peu creux, avec quelques bizarreries, des personnages qui n’ont pas forcément lieu d’être, et surtout, des acteurs qui manquent de gueule ou de charisme.
Surtout, des situations qui tombent comme un cheveu sur la soupe et dont on se demande ce qu’elles font là. Sans vouloir trop révéler du scénario, on a du mal à comprendre ce à quoi le « nettoyeur » joue vraiment, qui l’emploie, et, finalement, pourquoi ils ont réellement abattu la fille alors qu’elle était mourante…
Le tout servi par une fin d’une mièvrerie débile.
Déçu donc. Déçu du rythme mollasson, de la réalisation sans âme, du scénario mal ficelé.

Bon, je vous rassure, le film n’est pas non plus ce que l’on pourrait appeler une « merde ». C’est en fait un bon petit film du dimanche soir sur TF1. Pas génial, mais pas non plus catastrophique. A louer en vidéo ou en VOD, éventuellement. Mais sans doute pas à aller voir au cinéma.

 

 
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(Cinéma) Hors de Contrôle

Plateformes :

Editeur : Metropolitan FilmExport

Développeur : Martin Campbell

PEGI : 12+

Prix : Place de Cinéma

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 4/10

 

 

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