World's End Club (Nintendo Switch)

 

Publié le Jeudi 17 juin 2021 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

World's End Club (Nintendo Switch)

Le club des douze

imageComme disait un certain Forest Gump : la vie, c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Eh bien pour le jeu vidéo, c’est tout pareil. Il arrive parfois qu’on tombe sur une perle qu’on n’avait absolument pas vu venir. Un titre pas forcément parfait mais qui nous colle une grosse mandale en plus de nous toucher en plein coeur. Et puis il y a les grosses déconvenues. Celles où, sur le papier, tout colle parfaitement et laisse augurer du meilleur et manette en main, c’est un foirage complet. Avec une introduction pareille, devinez où se range World’s End Club ?

Tout commence par une sortie scolaire des plus normales. Nos jeunes héros, tout juste la douzaine d’années, se chamaillent dans leur bus. Et soudain, bim, c’est l’apocalypse. Tout devient noir et ils se réveillent dans un parc d’attraction sous-marin où une étrange créature les oblige à participer à un jeu de survie où seul celui qui réussit à réaliser son objectif aura la vie sauve. Là où c'est marrant, c'est que l'objectif de chacun est affiché sur le bracelet d'un autre. Et s'il n'y a pas de gagnant au bout d'une heure, hop, tout le monde meurt.

imageWorld's End Club commence fort. Il faut dire qu'on retrouve aux commandes du titre Kotaro Uchikoshi et Kazutaka Kodaka, des anciens de chez Spike Chunsoft, à qui l'on doit les excellents Danganronpa, dont ce prologue s'inspire fortement. Forcément, avec un départ pareil, on se dit que tout va bien se passer pour World's End Club. Mais que nenni. Eh oui, car si le prologue laisse augurer du meilleur, toute la tension retombe juste après et ne repointera jamais le bout de son nez. L'atmosphère change totalement. En effet, notre petite troupe se sortira très rapidement de cette situation et va découvrir que le monde est ravagé. Ils vont donc partir à l'aventure pour trouver une explication aux évènements et chercher des survivants. Finalement, le jeu se transforme en road trip à la sauce science-fiction. Nos héros vont traverser le Japon et donc différentes villes, rencontrer pleins de gens chelous, mais pour autant, l'histoire peine un peu à convaincre. Certaines ficelles se voient trop, on est finalement assez peu surpris et donc déçu sur cet aspect, compte tenu du pedigree des auteurs. On peine à s'intéresser aux personnages dont la grande majorité sont de purs clichés. Le titre est extrêmement verbeux. Le problème, c'est qu'à la différence d'un Persona 5 qui l'est tout autant, l'équilibre, entre les dialogues faisant avancer l'intrigue et ceux permettant de montrer au joueur les relations entre les personnages, est ici mal calibrée. On a droit à un peu d'histoire et quelques moments sympathiques, voire touchants, pour beaucoup de vent. Ca plombe le rythme du titre et on passe son temps à marteler les boutons pour faire avancer les dialogues. Mais le pire, dans l'histoire, c'est que ce n'est même pas le gros point noir du titre.



imageEn effet, outre une tonne de dialogues, World's End Club offre également des phases de gameplay. Et ces phases feraient presque regretter que le titre ne soit pas uniquement un visual novel. C'est dire. Entre une inertie des personnages qui est à revoir, la visée qui est totalement chaotique et les hitbox qui sont incompréhensibles, chaque situation simple se transformera en chemin de croix. Du coup, on meurt. Souvent. Trop souvent. Beaucoup trop souvent. Et c'est rageant parce que c'est bien plus souvent lié à ces problèmes qu'à nos capacités de joueur. Histoire de jouer les Ponce Pilate et de bien enfoncer le clou, les niveaux de plateforme ne sont d'ailleurs pas vraiment inspirés. Assez classique, l'ensemble est saupoudré d'énigmes pas non plus passionnantes à base de caisse à déplacer et d'interrupteur à actionner. Aucun niveau ne surprend. Pire, on finit par soupirer lorsqu'on voir apparaitre l'icône ACT qui indique au joueur qu'il va y avoir une phase de plateforme. Pour autant, le titre essaie de se renouveller, en offrant la possibilité de jouer chaque membre de la team. Et chaque membre ayant son propre pouvoir qu'on débloque durant l'aventure, cela permet de diversifier, un peu le gameplay. Mais c'est totalement plombé par les problèmes évoqués.

imageBref, avec tout ça, vous comprenez aisément que j'ai pris assez peu de plaisir sur le titre. Et c'est franchement dommage, car sur certains points il est plutôt cool. A commencer par le fait qu'il propose divers embranchements scénaristiques. En effet, vous vous retrouverez par moment à devoir choisir le chemin que prendra votre groupe. Seconde chose appréciable : son enrobage, tout simplement. Le titre est beau, avec une direction artistique qui m'a tapé dans l'oeil malgré certains personnages moins inspirés que d'autres, mais dans l'ensemble, il y a un côté dessin animé très agréables. Le tout est soutenu par une bande-son de qualité.

Au final, vous l'aurez compris, World's End Club est une déception. S'il assure sur son enrobage, il sous exploite complètement son univers et noie son histoire dans des flots de dialogues sans intérêt, mais le pire, reste véritablement les phases de plateforme qui sont simplement ratées et transforment le titre en chemin de croix. Donc il est difficile pour moi de vous le recommander, et ce, même si vous êtes fans des Danganronpa. Voila, voila...

Vous connaissez la chanson, ce test est également disponible sur la chaîne de File Dans Ta Chambre :
 

 

 
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World's End Club (Nintendo Switch)

Plateformes : Switch

Editeur : IzanagiGames, Nippon Ichi Software

Développeur : Too Kyo Games, Grounding Inc

PEGI : 16+

Prix : 49,99 €

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