Where the Heart Leads (PS4)

 

Publié le Jeudi 15 juillet 2021 à 12:00:00 par Julia Bourdin

 

Where the Heart Leads, avis

Ou vivre la vie normale d’un type normal

Après avoir testé pas mal de jeux plutôt basés sur la guerre et les catastrophes en tout genre, Where the Heart Leads me lance de l’autre côté du spectre avec un jeu sans combat, sans extraterrestre ou magie quelconque… Un changement radical. Alors qu’en ai-je pensé ?




Tout d’abord Where the Heart Leads, développé et édité par Armature, vous propose d’incarner Whit Anderson, un homme qui semble être un fermier vivant avec sa femme et ses deux enfants. Un soir de tempête d’une rare violence, un énorme trou apparemment sans fond s’ouvre dans le jardin et Casey, votre adorable Golden Retriever, se retrouve coincée sur une motte de terre en perdition. Souhaitant la sauver, vous vous aventurez dans le trou, mais au moment au Casey est enfin saine et sauve avec le reste de la famille, la corde qui vous retenait lâche et vous fait chuter dans d’interminables profondeurs…

imageAlors que vous tentez de rejoindre la surface, vous découvrez un monde étrange, presque onirique et au fur et à mesure que vous remontez, ce qui semble être des souvenirs de votre vie remontent à la surface et qui deviennent réalité…

Et c’est donc ça que propose ce jeu, revivre des moments marquants de votre vie jusqu’à revenir au présent en vous permettant de faire des choix qui impacteront votre futur et celui de vos proches… On a donc là un jeu narratif très fort et très marqué.

Le jeu absorbe le côté onirique et narratif de l’univers via ses décors notamment, ils sont souvent un peu étranges et déformés voire s’arrêtent net, car ce n’était pas essentiel au souvenir du héros. De plus, ils sont souvent vibrants et très lumineux ce qui, pour moi, marque le côté très flou des souvenirs encore un peu plus…

Côté gameplay, le système est simple : le stick pour se déplacer, croix pour interagir avec l’environnement et les personnages, imagecarré pour des interactions spéciales spécifiées par le jeu. Et c’est tout ce dont on a besoin. On va nous proposer d’explorer notre environnement pour tenter de le comprendre, de trouver des objets ou des informations utiles, et de discuter avec les personnages pour découvrir les enjeux de nos choix. On a un jeu qui est presque comme un puzzle où il va falloir faire des allers-retours entre certains personnages pour obtenir certains objets voire les fabriquer.

Bref, il y a beaucoup de choses à faire, des tas de situations souvent très secondaires à l’histoire principale et que l’on peut ignorer voir complètement passer à côté, mais qui entraîneront des conséquences plus tard… Exactement comme dans la vie en fait…

D’ailleurs, il y a tellement de choses que j’aurais bien aimé un petit journal de quêtes pour garder une trace de ce qu’il se passe, autre que les différents documents du jeu (des factures, aux lettres des parents, jusqu’aux dessins d’enfants). C’est vrai que dans la vraie vie, nous n’avons pas de journal de quête, ce qui est bien dommage d’ailleurs… Mais contrairement au jeu, je ne peux pas mettre la vie en pause et y revenir trois semaines ou trois mois plus tard en ayant, au passage, tout oublié… Et même si le journal de quête était un peu excessif, il aurait été possible de permettre au joueur de tenir un bloc note dans le jeu et de lui permettre d’y écrire ce qu’il veut.

imagePour revenir au jeu, nous allons rencontrer des personnages mémorables qui graviteront autour du héros et le suivront de scène en scène… Ils sont représentés sous forme vaporeuse et ne changent quasiment pas au cours du jeu autre qu’en vieillissant, ils sont encore une fois tels qu’ils l’étaient dans les souvenirs de Whit. Il y a tout d’abord son père qui veut le meilleur pour ses enfants, parfois malgré eux, quitte à être strict, mais qui s’efface au fur et à mesure de l’histoire, car sa carrière l’éloigne de son fils. Mais surtout, il y a son frère, son épouse et ses enfants qui seront vraiment cœur à l’intrigue.

Son frère est un garçon à problèmes depuis toujours, un artiste sans le sou, souvent incompris qu’il vous faudra, ou non hein, sortir de la merde très régulièrement, mais personnellement, c’est un frère, alors je fais de mon mieux.

Votre femme, quant à elle, est intelligente, courageuse et a un grand besoin d’indépendance ; c’est un super personnage féminin autour duquel gravite des thèmes intéressants comme l’implication du père dans l’éducation des enfants, la jalousie, la volonté de réaliser ses rêves malgré une vie de famille et autres… J’ai assez peu l’habitude de voir des personnages féminins aussi complets dans les jeux vidéo. 

Enfin, les enfants arrivent assez tard dans le jeu, après trois bonnes heures au imagemoins si on prend son temps. Et si je les ai trouvés un peu moins intéressants, ils sont importants pour le héros qui s’en veut de ne pas avoir été assez présent pour eux et qui voit ici une chance de remanier le passé et de se racheter. En version abrégée, la qualité narrative des personnages est bien présente et ils sont assez humains pour nous permettre de rentrer dans leur vie et de s’intéresser à leurs problèmes.

Quand on y pense, ce jeu permet de se rendre compte à quel point il est difficile de faire plaisir à tout le monde ou de pouvoir choisir quelque chose de parfaitement juste et équitable… Je suis à certains moments restée plusieurs minutes devant un choix à poser le pour et le contre, car aucune des deux options ne me satisfaisait complètement… Et d’expérience, c’est toujours assez réaliste. Mais au bout d’un moment, j’ai fini par me dire « en fait, tu n’as aucun moyen de savoir vraiment quelles seront les conséquences de ce choix, tu ne sauras jamais si c’était le bon ou pas, ou si seulement il y en avait un bon, alors pas la peine de te tracasser… Va où le cœur te mène ». imageLe titre du jeu, la boucle est bouclée. Et je pense que c’était là toute l’essence du message que le jeu souhaitait nous transmettre ; que ce soit dans le jeu ou dans la vie, tu n’as aucun moyen de savoir ce qui t’attend alors fais ce qui te semble être le mieux.

On regrettera finalement quelques soucis techniques, il est notamment parfois compliqué d’interagir avec certains personnages, car il faut se placer à des endroits souvent assez précis et pas toujours intuitifs, ce qui casse un peu le rythme. On peut aussi constater une baisse de ce même rythme une fois les enfants nés, ce qui donne la sensation que l’on progresse moins vite qu’on ne le devrait et qui m’a un peu rebutée…


Verdict :
 
Un très bon jeu, avec une narration forte et assumée, voilà ce qu’est Where the Heart Leads. Pour moi, c’est une bonne découverte et une réussite sur presque tous les points. En revanche, je vous le dis tout de suite, si vous n’aimez pas ce genre de jeu, passez votre chemin, il n’y a rien pour vous ici. Mais si vous êtes toujours intéressé, je vous conseille d’aller y jeter un œil… Feriez-vous comme Whit et essayerez-vous de changer le passé si vous le pouviez ?

 

 
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Where the Heart Leads (PS4)

Plateformes : PS4 - PS5

Editeur : Armature Games

Développeur : Armature Studio LLC

PEGI : 16+

Prix : A déterminer

Aller sur le site officiel

Where the Heart Leads (PS4)

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