Deathloop (PC, PS5)

 

Publié le Mardi 28 septembre 2021 à 12:30:00 par Arthur Deleye

 

Deathloop (PC, PS5)

Un jour sans fin, mais avec des tueurs

imageEn ce moment, les remakes pullulent pendant que les jeux services cherchent à devenir le centre de ta vie et de ton porte-monnaie. Et ça, ça ne m’intéresse pas, surtout que les jeux restants ont tendance à être le X-ème épisode d’une série avec la tendance à rallonger leur durée de vie inutilement. Et dans les nouvelles licences, beaucoup sont des formules sans prise de risque. Heureusement il y a toujours des jeux innovants, avec notamment une tendance actuelle à exploiter le principe de boucle temporelle. Et c’est dans cette mouvance que s’inscrit le dernier titre de Arkane Studio, Deathloop.

Deathloop vous plonge dans une journée sans fin sur l'île de Blackreef. Vous incarnez Colt, qui commence le jeu avec une amnésie et qui cherchera à briser la boucle temporelle touchant toute l’île. Pour cela, il faut exploiter au mieux les quatre lieux de l’île ainsi que les quatre plages horaires disponibles. En effet, la boucle n’est pas en temps réel comme Outer Wilds, mais bien séparée en différents créneaux horaires : matin, midi, après-midi et le soir. Cela permet de prendre autant de temps qu’on veut, incitant le joueur à l’exploration. Chaque zone évolue en fonction du créneau horaire et évidement nos actions du matin peuvent influer le reste de la journée.


imageCoté Gameplay, expliqué simplement, on est sur un Dishonored-like, plus orienté flingue avec des touches de rogue lite. La dimension rogue lite est liée à l’ensemble des codes et mots de passe du jeu qui sont générés aléatoirement au début de votre partie. Cette génération impacte surtout les speedrunners et les guides en ligne. Mais pour le joueur moyen ce n’est qu’une subtilité, cependant la gestion de l’inventaire transmet beaucoup plus le côté rogue lite. Durant une journée vous pouvez récupérer des pouvoirs, améliorations de pouvoir ou de personnage, ainsi que des armes et modificateurs d’armes. Mais à la fin de la journée tout cet équipement disparait au moment de remonter le temps, heureusement il existe une ressource permettant de conserver de l’équipement d’une journée. Mais même infusée (terme du jeu pour les équipements sauvegardés) si vous abandonnez l’arme dans une zone le matin, vous ne l’aurez plus pour le reste de la journée, mais elle sera récupérée au prochain début de journée.

imageUn équipement sympathique, mais assez léger au vu de la place prise par les armes. Surtout qu’une moitié des armes est très banale alors que l’autre moitié est somptueuse. J’ai un amour profond pour le pistolet à clous et son animation de rechargement, j’ai aussi beaucoup apprécié l’akimbo de pistolets qui se transforme en fusil semi-automatique. Cependant les pouvoirs sont efficaces et visuellement très réussis mais peu surprenants car beaucoup sont repris directement de Dishonored. L’ensemble est complété par une grenade qui peut, au besoin, être une grenade à fragmentation classique, une mine de proximité ou un piège laser. Cet arsenal permet d’exploiter le Level Design excellent qui permet mille et une approches.

imageUn Level Design d’autant plus sublimé par le principe de boucle temporelle, amenant à faire face plusieurs fois à certaines situations. Encourageant à expérimenter, même si vous jouez en mode infiltration et vous faites repérer, ça peut être l’occasion de tester une approche plus agressive. Après, l’intelligence artificielle est aveugle avec de lourds problèmes d’audition, rendant l’infiltration très aisée. Cela dit, l’intelligence artificielle est un élément compliqué à coder mais surtout à équilibrer car des IA aux capacités divines sont immensément frustrantes pour les joueurs. Ça aurait mérité plus de soin car la difficulté du jeu disparait. Le seul élément qui pimente le jeu est Juliana, un personnage qui peut être contrôlé par un autre joueur et qui cherche à vous arrêter.

imageJ’adore cette partie du jeu, mais il y a des problèmes d’équilibrage. Le pouvoir d’invisibilité est beaucoup trop puissant en multijoueur, peu importe de quel coté vous êtes. Le matériel du personnage n’est pas complétement transparent mais il est trop peu visible. D'un autre côté, s’il devient trop visible, il devient inutile. De même, vous pouvez enclencher un assassinat qui tue directement votre adversaire même s’il vous a clairement vu. Cela amène à voir l’autre joueur vous courir dessus et vous sauter sur la tête, car tuer avec des balles est plus long et demande en plus de savoir viser. De plus, quand vous commencez en tant que Juliana, votre inventaire est ridiculement vide, amenant à de premiers affrontements très durs. Et pour arrêter Colt, il faut qu’il meure trois fois, contrairement à Juliana pour qui, une seule mort suffit. Je comprends ce choix, car en tant que Colt on a bien plus à perdre qu’en tant que Juliana, mais réussir un seul meurtre n’est pas gratifiant et révèle souvent à l’adversaire votre position tandis qu’il réapparait à proximité avec toute sa vie. Gagner en tant que Juliana est donc très complexe. Bref, il y a quelque soucis mais c’est globalement fun en plus d’être rafraichissant.

imageEt ça décris bien le jeu dans sa globalité, fun et rafraichissant mais manquant d’équilibrage et ayant quelque bugs. Surtout au niveau de l’interface, quasiment tous les bugs que j’ai rencontrés viennent des menus. J’ai aussi expérimenté quelques crashs du jeu, rares mais frustrants. Le jeu manque d’un peu de temps de développement supplémentaire, pour étoffer cette narration trop légère avec pourtant des cinématiques d’un style fou. La direction artistique ne plaira pas à tous et graphiquement pour un jeu sensé être « next-gen », je ne vois pas la différence avec la moyenne des jeux sortis sur PS4. Est-ce dû à l’optimisation du jeu qui m’oblige à modérer l’effort de calcul demandé à ma carte graphique ? Pas sûr, les animations faciales sont très moyennes et tuent mon immersion, elle sont heureusement rares, la majorité des personnages portant un masque. Une bonne tactique pour économiser du temps de production. Une autre étant la noyade instantanée dans des eaux trop profondes (pour éviter de coder de la nage). Après je ne suis pas sûr de vouloir nager à la première personne, même si se noyer dans des bassins de deux mètres de profondeur est assez ridicule. Et ça a aussi des avantages pour faire un peu de parcours dans les niveaux. En parlant des niveaux, ils sont conçus avec un tel soin ! Et chaque créneau horaire modifie subtilement la carte, rendant accessible certaines zones tandis que d’autres se ferment. J’ai juste deux gênes avec les niveaux, premièrement les documents à récupérer sont parfois difficiles à trouver. J’ai déjà cherché pendant de longues minutes un document clé pour la suite de l’histoire. Ma seconde remarque est très anecdotique mais je ne comprends pas pourquoi il y a des réveils absolument partout, vraiment, je veux une explication à ça.
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Quoi qu’il en soit, j’adore Deathloop et vous le recommande chaudement. Que ce soit sur PS5 ou PC, à condition de vérifier si la configuration de votre ordinateur le permet. J’espère qu’il y aura plus de mises à jour pour améliorer les performances PC. Sur ce, je pars recommencer le jeu

 

 
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Deathloop (PC, PS5)

Plateformes : PC - PS5

Editeur : Bethesda Softwork

Développeur : Arkane Studio

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

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