Avatar : Frontiers of Pandora (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Mercredi 13 décembre 2023 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test d'Avatar : Frontiers of Pandora (PC, PS5, Xbox Series)

Un voyage qui vaut le coup

imageOn aime (c’est la majorité des membres de la rédaction) ou pas (c’est Sylvain), mais le monde d’Avatar est particulièrement riche, visuellement extraordinaire et propice à la rêverie. Indépendamment des histoires ou de ses schtroumpfs anorexiques géants, James Cameron a créé un monde vraiment sublime et captivant.

La promesse de s’y perdre et d’en découvrir les subtilités était donc particulièrement réjouissante. Ubisoft nous vendait du rêve avec son Avatar : Frontiers of Pandora.

Signé Massive Entertainment, le jeu vous met dans la peau d’un Na’vi. Ou une Na’vi, c’est au choix. La personnalisation est assez succincte et ne propose pas grand-chose niveau visages, voix, tatouages, coiffures… mais on s’en contentera pour un jeu en vue subjective… Bref, même si personnellement, je choisis toujours des personnages féminins, parlons au masculin pour plus de fluidité rédactionnelle. Vous êtes donc un Na’vi. Mais vous n’avez jamais mis les pieds dans la jungle de Pandora, puisque vous êtes né et avez grandi dans les labos de la RDA (Resources Development Administration) dirigée par des humains sans scrupules.

A la suite de la révolte des Na’vi telle que l’on peut la suivre dans les films, vous avez été endormi dans un caisson et… abandonné. Bien plus tard, votre réveil est dû à vos pairs qui vous permettent d’échapper aux humains venus rechercher « leurs créatures ». On se dit qu’ils auraient pu vous réveiller plus tôt et pas seulement dans un moment critique mais bon. Les besoins du scénario…



imageAprès une fuite (un peu pénible, avouons-le) dans les ruines du labo, vous voilà à Pandora. Pas le temps de vous émerveiller toutefois. Les Na’vi comptent sur vous, sorte d’élu, pour les sauver face aux soldats de la RDA.

S’il a le mérite d’exister, il ne faudra pas trop en attendre du scénario, assez banal. Dans l’air des films, d’ailleurs. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais il est assez classique, prévisible et la fin est plutôt ratée. Fin que vous mettrez entre 25 et 30 heures, au moins, à atteindre.

Notre Na’vi va découvrir sa planète, et nous avec lui, et toutes les richesses qu’elle comporte : les innombrables plantes qui vous serviront pour vous soigner, pour créer des flèches ou créer de l’équipement. Vous allez aussi rencontrer plein d’autre Na’vi, lutter avec eux et ils auront tendance à vous prendre pour le mec à tout faire. Ils auront en effet d’innombrables missions à vous confier.
L’occasion de découvrir le monde sous toute sa splendeur, cela dit. Vous allez en manger, des kilomètres de jungle. A pieds, mais aussi dans les airs. Et c’est véritablement grisant !

imageA la manière d’un Far Cry ou d’un Assasin’s Creed, parce qu’Ubisoft ne semble pas vouloir renouveler une recette qui gagne (mais pas à tous les coups), vous allez enchaîner les missions, parfois un brin répétitives, de labos à activer, de ressources à récupérer, de bases à détruire, mais au fil de votre aventure, vous devrez aussi vous connecter à des plantes spécifiques pour apprendre les compétences majeures, celles de vos ancêtres, et de venir plus puissant. Un contenu riche, très riche, parfois trop riche à s’en perdre.

Vous devrez chasser, cueillir, toujours avec délicatesse pour être en accord avec la nature (et récupérer des ressources de meilleurs qualité), améliorer vos compétences, votre équipement… bref, Avatar : Frontiers of Pandora lorgne un peu sur tous les genres, mais s’il ne va pas au fond de chaque chose, s’en sort très bien avec tout ce que vous aurez à faire. Aucune partie n’est ratée ou inintéressante.

Visuellement, le jeu envoie du lourd. Alors certes, on note çà et là des textures moins heureuses ou des décors moins saisissants (surtout les intérieurs). Mais Pandora est absolument sublime et les développeurs ont réussi pleinement à retranscrire cette beauté, cette richesse, cet extraordinaire monde à l’écran. Une claque visuelle qui en fait l’un des plus beaux jeux de cette génération. Vraiment.

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imageMais cela a un prix : quelques ralentissements sur PC. Succincts, pas rédhibitoires, mais bel et bien présents. D’autre part, toujours sur PC, si vous voulez en prendre plein les mirettes, mais niveau Maouse Costaud, il vous faudra un PC digne de ce nom. Un bon gros PC de bourrin avec une bonne grosse carte vidéo de bourrin. On vous rassure, sur consoles, sans atteindre les mêmes niveaux de magnificence, Avatar : Frontiers of Pandora garde sa place au panthéon des plus beaux jeux.

Pandora est donc magnifique et la jungle luxuriante. Cela malheureusement se fait aussi au détriment de la lisibilité. Je ne compte plus les fois où j’ai paumé mes objectifs de vue, ou mes ennemis. Dès le départ, notez bien. Quand votre acolyte blessé vous demande de le retrouver au pied de l’arbre. Ma réponse a été claire, elle : « Mais quel arbre, gros con, y’en a partout ici ? ». Et j’ai eu du mal (ça m’a pris du temps) à m’y faire et à m’adapter à la lisibilité du jeu. C’est ballot. Mais si ça vous arrive, persévérez aussi : le voyage en vaut le coup.

imageDommage aussi pour l’IA, comme d’habitude ratée dans un jeu Ubisoft. Il serait temps de faire quelque chose. Soit trop passive à en pleurer de bêtise, soit totalement agressive de manière incompréhensible, elle n’est pas à la hauteur d’un titre tel que celui-ci.

On vous conseillera enfin de jouer en coop (accessible rapidement dans l’aventure). C’est plus fun, plus amusant et vous évitera une certaine lassitude qui peut s’installer au fil du temps, à faire et refaire le même genre de mission.

Au final, Avatar : Frontiers of Pandora reste une belle aventure. Une belle découverte d’un monde généreux et passionnant. Il manque un supplément d’âme, un petit quelque chose (un scénario convaincant, par exemple) pour en faire un jeu culte. Quoi qu’il en soit, le voyage vaut le coup, ne serait-ce que visuellement.

 

 
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Avatar : Frontiers of Pandora (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Ubisoft

Développeur : Massive Entertainement

PEGI : 16+

Prix : 69,99 €

Avatar : Frontiers of Pandora (PC, PS5, Xbox Series)

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