Child of Eden (Xbox 360)

 

Publié le Mercredi 22 juin 2011 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Test Child of Eden (Xbox 360)

Enfant du Soleil, Tu parcours la Terre, le Ciel...

imageIl y a des jeux comme ça, qu'on a beaucoup de mal à classer. Et Child of Eden en fait indubitablement partie. C'est une sorte d'hybride, à mi-chemin entre un jeu musical et un shoot'em up. Le titre développé par Q Entertainment tente de vous emmener hors des sentiers battus, dans un voyage visuel et auditif, sorte de surprenante expérience virtuelle comme on en voit rarement. D'ailleurs, la dernière expérience proposée dans le même genre était Rez, développé par le même monsieur, Tetsuya Mizuguchi.

Surprenant, son scénario l'est d'ailleurs tout autant. Au 23ème siècle, les savants se lancent dans un grand projet qui est d'utiliser Eden, un immense réseau sur lequel est stocké l'ensemble des connaissances humaines, afin de reconstituer la personnalité de Lumi, jeune demoiselle ayant vécu au 21ème sicècle et au passage, première personne à être née dans l'espace. Manque de pot, si Lumi semble se réveiller, Eden est rongé par un étrange virus qu'il va falloir éradiquer afin de la sauver.

Pour celà, rien de très compliqué sur le papier, vous allez devoir détruire tous les éléments infectées. Notamment grâce à votre Octa-lock. Comme son nom l'indique, vous allez pouvoir verrouiller jusqu'à 8 cibles qui prendront chacune un joli missile à tête chercheuse dans la face. La particularité du titre est que si vous voulez faire un maximum de point, il va systématiquement falloir verrouiller 8 cibles et les détruire en rythme avec la bande-son afin d'augmenter son multiplicateur de points jusqu'à x10. Et franchement, faut choper le coup de pad. En outre, vous avez la possibilité d'utiliser une sorte de mitraillette qui, bien que moins puissante, est l'unique moyen de vous débarassez des missiles ennemis. L'un des aspects sympathiques du titre, c'est qu'en éliminant les ennemis et autres missiles, vous allez influencer sur la musique, vous offrant ainsi à chaque fois une expérience auditive différente. Votre dernier atout l'Euphoria, vous permettra de vous débarasser d'un seul coup de tous vos ennemis à l'écran, mais son utilisation est limitée. Il faut donc l'utiliser avec précaution.

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Et autant dire que vous allez en avoir besoin, parce que Child of Eden a beau se présenter comme une balade visuelle et auditive, le titre est diablement difficile. Pour ne pas dire qu'on en chie grave. Et ce, dès le niveau normal, notamment lors des deux derniers niveaux. Fort heureusement, il est possible d'arpenter les différents stages dans un mode dans lequel vous êtes invincibles et qui vous permet de profiter pleinement de votre expérience mais il faudra d'abord débloquer lesdits stages en mode normal.

screenLe jeu est également compatible Kinect. Et c'est une vraie réussite. On lève les bras pour lancer l'Euphoria, une main pour sélectionner les cibles, l'autre pour le tir rapide... c'est extrêmement intuitif, très facile à faire, et la reconnaissance est parfaite. Affranchi de la manette, le jeu se veut plus rapide, plus naturel, plus immersif, et finalement, peut-être même plus agréable.

Reste que malgré l'expérience assez grisante, je dois l'avouer, procurée par le titre, il possède un gros point faible qu'il faut prendre en compte. Sa durée de vie. Cinq stages d'une dizaine de minutes, plus une sixième qui correspond à un mode survie, c'est peu. Très peu. Alors certes, le titre ne se finit pas en une heure étant donné sa difficulté assez élevée mais on en fait le tour en 4-5 heures. Même si vous êtes aussi naze que moi et que vous devez recommencer plusieurs fois chaque stage pour débloquer le nombre d'étoiles suffisant pour passer au stage suivant. Et à moins d'être un gros dingue des High-Score et de vouloir obtenir 5 étoiles partout en apprenant par coeur les niveaux pour tout purifier et récupérer tous les items, on a pas vraiment envie d'y rejouer. Le titre se fait d'avantage pour l'expérience onirique et l'émerveillement qu'il procure la première fois que pour poutrer du High-score. Enfin de mon point de vue. D'autre part, la débauche d'effets visuels, si elle est agréable à la rétine, l'est bien moins dès qu'il s'agit de repérer les projectiles ennemis. C'est même limite la galère. Et ce, malgré la présence d'un "radar" et d'un changement de couleur du réticule lorsque vous passez dessus.

screenAu final, je suis assez mitigé sur le titre. Si l'expérience, tout aussi poétique soit-elle, est agréable et que je n'ai rien à redire sur l'aspect artistique du titre, aussi bien visuellement qu'auditivement (putain quelle claque le second niveau) et que Kinect est vraiment bien géré, le prix du titre par rapport à sa durée de vie me fait vite redescendre sur terre. Alors après on pourra peut être dire que je ne suis qu'un crétin qui ne comprend rien à l'art, mais je pense que je ne serai pas le seul à prendre en compte ce genre de concidération. J'ai été sensible au titre, mais pas suffisamment pour vous balancer un "allez-y, c'est de la bonne, rien à foutre du prix". Du coup, je ne saurais que trop vous conseiller d'au moins pouvoir le tester chez quelqu'un, histoire de voir si vous accrochez un minimum ou non au concept.

 

 
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Child of Eden (Xbox 360)

Plateformes : Xbox 360

Editeur : Ubisoft

Développeur : Q Entertainment

PEGI : 7+

Prix : 45 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 6/10

 

 

Images du jeu Child of Eden (Xbox 360) :

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