Half Minute Hero : Super Neo Geo Climax Ultimate Boy (PC, Xbox 360)

 

Publié le Lundi 8 octobre 2012 à 12:00:00 par Laurent Benoit

 

Half Minute Hero : Super Neo Geo Climax Ultimate Boy

Dans le futur, chacun aura droit à 30 secondes de gloire

imageHalf Minute Hero ou plutôt HMN (oui on va s’en tenir là, car sinon ça va vite me gonfler) est disponible depuis deux ans sur PSP, et a été porté l’an dernier sur Xbox 360. Ce jeu, pensé par et pour des puristes, proposait à l’époque 4 modes de jeu différent, rendant hommage aux RPG d’antan, aux jeux de stratégie, aux shoot’em up et aux jeux de tower defense. Le concept était de proposer ces 4 modes doublés d’un graphisme 8-bit « old school » à une durée de vie de 30 secondes par niveau.

Dans cette nouvelle mouture déjà parue sur Xbox, les modes de jeu additionnels sont désormais intégrés dans le scénario RPG principal, servant de missions secondaires, là où ils proposaient des modes de jeu inédits dans la version PSP. Une mauvaise stratégie ? Pas forcément, dans l’optique où ceux qui découvrent le jeu ne pourront que se réjouir de ces petits bonus qui viendront se dresser dans la quête du héros. A voir maintenant si le DLC ne guette pas derrière.

Premier run, je sélectionne bêtement le le principal mode de jeu accessible, le Hero 30’’. Le concept est simple : vous + un méchant boss + un sort invoqué en 30 secondes. Sort invoqué = plus personne dans votre merveilleux monde de 20m² à tout casser. A vous d’empêcher le boss d’invoquer son sortilège en fonçant jusqu’au château ennemi en passant par les villages, les bastons (quasi-automatiques, en vous laissant comme choix que de vous soigner) et les échoppes.
Comme dans les anciens RPG, il va falloir aller au charbon et fait du level-up. Si 30 secondes ne vous suffisent pas, vous pouvez invoquer la Déesse du Temps, capable de remettre les chiffres à zéro en échange d’un peu de votre flouze durement gagné. Mais à chaque tribut offert à la Déesse, il faut payer plus. Toujours plus. A vous d’équilibrer la montée du personnage avec l’argent à payer pour relancer le compteur. Les monstres ennemis apparaissent aléatoirement sur le monde que vous parcourez, et vous pouvez choisir de les combattre ou de les ignorer. A la fin de chaque niveau atteint, vous conserverez votre matériel acquis mais pas votre expérience ni vos pièces d’or, à dépenser sans compter.

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Enfin faites quand même gaffe avec cet or. La Déesse du Temps est très à cheval dessus, un peu comme mon banquier quand je viens le voir, les yeux explosés et l’haleine putride un premier du mois pour lui demander de me re-prêter 6 mois de SMIC pour investir dans des putes et du crack, et que cette fois, « promis, je rembourse tout le mois prochain ». Bref, si vous suivez ce bel exemple pour la jeunesse et si vous entourloupez la Déesse et que vous n’honorez pas vos dettes, madame vous chourave votre matos en guise de réparation, et à vous les joies de la baston à poil contre des monstres avides de vos tripes et votre épiderme.

screenA chaque nouvelle tentative, vous pourrez choisir d’aller buter le méchant principal dans sa forteresse ou de suivre une quête annexe pour aider les habitants de votre merveilleux monde enchanté. En sachant que ces quêtes vous donnent de nouvelles possibilités d’avancer dans l’histoire, comme accéder à un nouvel environnement du monde en résolvant un problème de barrière. Elles sont aussi là pour vous garantir du loot de roxxor dédié à ceux qui n’en veulent, et qui prennent le temps de servir autrui pour récupérer leur hache de brutasse +12 runique.

Chaque mission propose de restituer les clichés éhontés de ces RPG qui ont bercé notre enfance/adolescence/vie-de-geek-qui-se-touche-sur-des-princesses-imaginaires, avec un sens de la parodie mordante, mais quand même sévèrement crâmé par les susbtances douteuses qu’ont dû ingérer les développeurs, avant de se réveiller le lendemain et de n’avoir aucune honte à se dire « putain les mecs avec tout ça on va pouvoir faire un jeu ! ».
Le tout servi par des graphismes délicieusement 8-bit (dans le mode de jeu original), tellement ignobles qu’on ne comprend pas ce qui s’agite à l’écran (mais c’est ça qui est bon), et une bande son légèrement rock et toujours retro-gaming, donc discrète mais efficace.

Les trois autres modes, Princess, Evil Lord et Knight 30’’, (parodiant respectivement le shoot’em up, le RTS et le tower defense) sont désormais intégrés en tant que missions supplémentaires dans le jeu, tandis que terminer le jeu en solo vous débloquera deux modes bonus : une quête de 10 minutes en Hero 300’’ (mais sans Déesse du Temps, donc sans faute pardonnée) ou tenter de buter le boss de fin en 3 secondes en Hero 3’’… Ajoutez à cela un mode multijoueur en ligne sur 3 pauvres cartes : 4 joueurs pourront participer à une quête commune en Hero 300’’, tous en compétition les uns contre les autres. Pas de PvP, mais de quoi se marrer à plusieurs un petit instant.

screenFinalement, le vrai truc en plus du concept de HMH, celui qui m’a fait aimer un type de jeu à la Super Meat Boy alors que je n’accroche généralement pas du tout à ce genre, c’est que le jeu et ses 31 missions peuvent alors devenir ultra-flexibles.
Vous pouvez faire 3 parties en speed dans le métro ou en fumant votre clope durant la pause (si vous jouez sur PSP, plus dur désormais sur PC, sauf si vous jouez au bureau), comme vous pouvez y consacrer un après-midi de pantouflard chez vous. Comme y est l’intérêt, le jeu vous classe à chaque partie, vous décernant des titres à la con ou des performances spécifiques. Vous trouverez aussi un ghost, pour vous mesurer à vos amis et observer leur parcours, et voir comme les humilier ou au contraire vous démarquer de leur jeu à eux.

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screenPour sa réédition, cette version « SMNCUB » est un petit concentré de fun et de durée de vie qui ne se gausse finalement pas tant derrière ça d’un nom parodique à rallonge. Bien pensé, bourré d’humour et de fan-service aux vieux briscards du RPG 8-bit, intuitif et prenant malgré son concept de boucle (bien que certains pourraient le trouver redondant sur la durée)…
Un mauvais, très mauvais point, pour le portage fait à la va-vite. Ça se voit dès que vous arrivez sur les menus, car deux choses s’imposent immédiatement : le jeu, malgré ses rares contrôles, est injouable au clavier. Et quand je dis injouable, c’est le syndrôme Resident Evil 4, avec les touches Xbox 360 qui s’affichent à la place des touches PC. Et si vous jouez sur manette, vous feriez donc mieux d’avoir une officielle Xbox sous le coude.
Pour dix euros, voilà un petit jeu très intéressant, bien qu’elle ne brille pas d’originalité par rapport au Half-minute Hero « sans nom alakon » sorti sur PSP.

screenLes joueurs PC ont l’occasion de tester là un nouvel exemple de ce qui peut faire l’originalité des jeux indépendants à petits budgets, via une émouvante et hilarante fable loopée qui rend hommage à toute une époque. Les moins convaincus pourront aussi trouver que 10 euros, c’est un peu limite pour un produit qui tourne en boucle son raisonnement de jeu.

Dans tous les cas, si l’on se prend à parler pompeusement d’objectivité, HMN Super machin truc est une bonne dose de fun et d’ingéniosité à essayer si le concept vous tente, et à vous procurer obligatoirement si vous êtes nostalgique de l’ère 8-bit et des jeux de rôle de l’époque. Et si bien sûr vous n’avez pas déjà éclusé l’opus original sur PSP. Dans ce cas attendez (espérez) une sortie de Hero 30 Second (HMN 2) en Europe sur la grande sœur de la Vita. Ou mettez-vous à l’import.



 
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Half Minute Hero : Super Neo Geo Climax Ultimate Boy (PC, Xbox 360)

Plateformes : PC - Xbox 360

Editeur : Marvelous AQL Inc

Développeur : Marvelous Entertainment (PSP) / Opus Studio (PC)

PEGI : 12+

Prix : 9.99€

Aller sur le site officiel

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