Saints Row IV (PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Mercredi 14 août 2013 à 16:00:00 par Cedric Gasperini

 

N'importe nawak ?

imageCe qu’il y a bien avec les jeux Saints Row, c’est qu’ils se suivent et ne se ressemblent pas. Pour le coup, toutefois, on peut se demander si c’est une bonne chose.
Et pour cause : le jeu s’ouvre avec une opération militaire pour désamorcer un missile. Vous jouez un militaire et avec votre escouade, affrontez divers ennemis. Cette mission, qui dure une dizaine de minutes, est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire dans un jeu vidéo : inintéressante, incompréhensible, passablement moche, sans rythme, avec des ennemis à l’IA inexistante, des sensations nulles et, au final, un combat à base de QTE sans âme, pénible et complètement raté. Autant dire que ça commence mal…

Les choses s’améliorent heureusement dès que vous êtes de retour à la maison blanche. Parce que oui, vous êtes le président des Etats-Unis. Le boss des Saints, cette bande de criminels, parvenu sur la plus haute marche du podium.
Après avoir décidé de votre personnage et de son allure via un mode de personnalisation extrêmement complet et détaillé, mais pas spécialement hyper pratique non plus, vous voilà à la tête de votre héros préféré. Autant dire que vous pouvez tout faire : une blonde aux gros seins, un type vert aux cheveux violets, et j’en passe. Libre à vous de donner un visage complètement ridicule à votre Président des Etats-Unis. On vous rassure, il y a eu des précédents. Rassurez-vous aussi, si en plein jeu, vous voulez passer de la bimbo bien roulée au pur produit US sorti des chaines de hamburger, vous pourrez changer d’apparence via un salon de chirurgie présent dans le jeu.

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screenManque de bol, à peine installé dans le bureau ovale, vous voilà la cible d’une invasion extra-terrestre. Et malgré votre promptitude à prendre les armes et à défendre votre patrie, vous êtes vaincu. Quand vous vous réveillez, vous comprenez bien vite que vous êtes plongés dans une réalité virtuelle, qui sert de divertissement à ces aliens. Parce que vous tentez de vous rebeller, ils s’amusent même à vous balancer divers monstres pour vous pourrir la vie.
Heureusement, un contact a réussi à percer les défenses des aliens et vous porte secours dans ce monde à la Matrix, vous octroyant divers pouvoirs de type super héros. Les deux premiers seront notamment de pouvoir sauter très haut et de grimer aux buildings, et de pouvoir courir très vite. Vous pourrez ensuite obtenir la télékinésie, histoire de balancer les voitures sur vos ennemis et ce, quelle que soit leur taille (des voitures, pas des ennemis) ou encore taper le sol pour provoquer une onde de choc dévastatrice, lancer des boules de feu ou de glace…

Youpie.

screenSuivant diverses missions principales, et de très nombreuses annexes, vous allez donc avoir fort à faire. Et pour longtemps, tant le titre offre des dizaines d’heures de jeu pour qui voudrait tout boucler, voire se balader simplement dans les rues en mettant le bazar. Steelport, la ville, est d’ailleurs transformée : plus noire, plus sombre, et… avec des dizaines de vaisseaux spatiaux (à explorer) en vol stationnaires.

Vous récupérerez de l’expérience, et de l’argent, qui vous permettront de débloquer de nouvelles armes, de nouveaux véhicules, mais aussi améliorer la puissance de vos pouvoirs.
Détruire des objets, nettoyer des lieux, affronter des ennemis, faire des courses… il y a de nombreuses quêtes secondaires, pas spécialement super variées, mais qui offriront quelques deniers supplémentaires et bonus non négligeables.

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screenGraphiquement parlant, le jeu, testé sur PS3, est clairement à la ramasse. Oh, ce n’est pas à proprement parler hideux, mais avouons-le, entre les textures hideuses et l’aliasing omniprésent, on est très loin des canons de beauté actuels. Il se situerait même en dessous de la moyenne de ce qui se fait aujourd’hui. Ajoutez des animations bien raides et du clipping (apparition soudaine d’objets) omniprésent, et le compte y est.
Il fallait au moins ça pour gérer la profusion de personnages et de véhicules à l’écran, sans parler des effets spéciaux, le tout inclus dans un monde ouvert de taille honnête. Pas délirante, mais respectable. Parce qu’à l’écran, justement, il s’en passe des choses. Un sacré bordel, à vrai dire.
Malheureusement, tout ça est également accompagné de quelques ralentissements, surtout lors des phases de courses rapides.
Reste à savoir si le point fort de ce Saints Row IV réussira à vous toucher : son ambiance de n’importe quoi, complètement barrée, sans fond ni forme. Personnellement, ce fut un brin « too much » et le jeu manque très clairement de profondeur pour m’attendrir plus que ça.
Mais vous y trouverez un nombre impressionnant de parodies et inspirations, de Matrix, bien entendu, à Call of Duty ou Battlefield, Predator, Tron, Wolfenstein, Street Fighter, ou les jeux de catch (Hulk Hogan sera de la partie).

Et on retrouve bien entendu les fameuses radios à écouter dans les véhicules que… que vous ne conduirez pas, en fait.

screenCar c’est un peu le gros problème de ce Saints Row IV. A trop vouloir en faire, il se tire une balle dans le pied. A quoi prendre une voiture quand on court plus vite ? A quoi bon prendre une arme quand on a des super pouvoirs ? Certes, ils ne sont pas utilisables à l’infini (une jauge gère la quantité disponible) mais grosso modo, ça relègue quand même sérieusement les objets « classiques » en second plan. Et puis l’humour potache, cul et vulgaire (même si c’est moins lourd que Saints Row The Third), c’est gentil cinq minutes, comme un sketch de Bigard, mais d’ici-là à aller voir un spectacle de 15-25 heures, il y a peut-être une limite, non ? Tiens, d’ailleurs, en parlant de limite… doit-on évoquer l’IA des ennemis… ?

Bon, ok, vous l’aurez compris je n’ai personnellement pas été plus séduit que cela par Saints Row IV. Et puis… je veux dire… en septembre… y’a quand même GTA V qui arrive, quoi… et la comparaison est inévitable.
Mais c’est un ressenti et un avis strictement personnel. Ce qui ne m’empêche pas de conclure que le jeu a quand même quelques atouts qui pourraient vous faire franchir le pas.
Outre sa durée de vie conséquente, le jeu offre tout de même une bonne petite ambiance. Facile à prendre en mains, il permet de se jeter rapidement dans le bain et de se faire plaisir, d’autant plus qu’il n’est pas spécialement difficile. On fait du n’importe quoi, on tente des trucs délirants, on saute d’immeuble en immeuble… bref, on se lâche complètement. Les pouvoirs sont sympas, les armes sont nombreuses…
Et puis si j'ai été hermétique à l'humour, ce ne sera pas forcément votre cas. Car le gros point fort de ce Saints Row 4 reste de ne pas se prendre au sérieux. Et ça, c'est quand même assez rare pour être souligné. Et puis, tout l'intérêt reste de jouer en coop. C'est bien plus fendard, au final.

Un jeu malgré tout réussi, donc. Mais qui se perd sans doute dans un manque flagrant de profondeur et une technique clairement à la ramasse.

 

 
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Saints Row IV (PC, Xbox 360, PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Koch Media

Développeur : Volition

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Saints Row IV (PC, Xbox 360, PS3)

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