Jessica Jones : la critique de la nouvelle série Marvel sur Netflix

 

Publié le Lundi 23 novembre 2015 à 12:00:00 par Sylvain Morgant & Cedric Gasperini

 

Jessica Jones : la critique de la nouvelle série Marvel sur Netflix

Une super héroïne à la hauteur ?

imageJessica Jones est détective privé. Basée à New-York, dans le quartier de Hell’s Kitchen, le même où sévit Daredevil, elle s’est fait une spécialité : trouver les preuves des relations extra-conjugales des conjoints de ses clients ou de ceux de la célèbre Jeri Hogarth, avocate.

Comme tout bon détective privé, Jessica boit comme un trou, est solitaire et a un sale caractère. Toutefois, cet abrutissement par l’alcool est destiné à cacher de profondes blessures. Sa particularité physique, tout d’abord : car Jessica Jones est forte. Pas dans le sens forte en maths, en cuisine ou en macramé mais dans le sens capable de jongler avec des bus et de sauter au-dessus des immeubles.

Son passé, ensuite. Car il y a un an de cela, Jessica a été sous la coupe d’un certain Kilgrave, qui l’a manipulé, l’a violé et l’a forcé à tuer pour lui. Aux dernières nouvelles, Kilgrave est mort suite à un accident de la circulation au court duquel Jessica a réussi à s’échappé.
Comment cet homme a-t-il pu avoir Jessica sous sa coupe, elle qui est dotée d’une telle force ? Tout simplement parce que Kilgrave avait aussi un pouvoir, celui de dominer les gens par la pensée et la suggestion, exerçant un contrôle mental total dessus. Ce qu’il vous dit de faire, vous le faites. Même si c’est sauter par la fenêtre ou étouffer vos propres enfants.

Ainsi Jessi vit sa vie entre boulot et alcool, se rapprochant peu à peu d’un barman du nom de Luke Cage, qu’elle prend pour partenaire sexuel, dans des rapports assez bruts et où pointe une certaine violence et une domination (très soft toutefois) destinés avant tout à ce que Jessica se sente enfin « bousculée » par quelqu’un.

Un jour, les parents de Hope Shlottman demandent l’aide de la détective car la jeune femme a disparu du jour au lendemain sans laisser de trace. Rapidement, Jessica comprend qu’Hope est tombée sous la coupe de Kilgrave. Comment se fait-il qu’il soit encore en vie ? Que veut-il à Hope ? A-t-il pour but ultime de retrouver et dominer à nouveau Jessica Jones ?
Mais surtout comment on fait pour arrêter un homme qui peu plier n’importe qui à sa volonté ?


screenAprès l’avocat le jour/ninja la nuit voici la détective qui soulève des voitures. Marvel et Netflix lancent donc la deuxième série issue de leur partenariat. Même principe, même ville, héros différent, pouvoirs différents et ambiance différente.

Ici, on lorgne du côté du polar, le coté super-héros en plus. On ressent aussi une sorte de ton dépressif, même si les couleurs et les lumières sont plus claires, beaucoup de scènes se déroulant de jour, contrairement au justicier aveugle qui bougeait surtout la nuit. Et comparé à DareDevil, le rythme est un peu plus lent. Autre point qui diffère, les héros ont une vraie vie sexuelle. Et c’est bien la première fois que c’est aussi explicite dans le monde de Marvel.

screenCoté casting, Krysten Ritter a le rôle-titre. Elle joue à merveille à la fois la force du personnage mais aussi ses doutes et ses faiblesses. Mike Colte en impose dans les muscles de Luke Cage. Rachael Taylor est Trish Walker, sœur adoptive de l’héroïne et Carrie-Anne Moss, toute en froideur interprète Jeri Hogarth. Et le meilleur pour la fin, David Tennant donne vie à Kilgrave. Sans doute le meilleur rôle de toute la série.

Si globalement les premiers rôles sont bien écrits et interprétés certains seconds rôles peuvent paraitre assez mal construits. Comme la sœur hystérique qui mérite des claques dès qu’elle l’ouvre, l’inspecteur qui ne sert que lorsque qu’on a besoin d’un policier. Et si vous ne connaissez pas les Comics, le comportement d’un personnage va vous paraitre assez bizarre.

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screenPour revenir à un point positif, comme pour DareDevil, ici le méchant est un très bon méchant. David Tenant, ancien Docteur Who, interprète magistralement ce personnage manipulateur, cruel, fou. Sa présence seule fait flipper. Ah, si on pouvait avoir des méchants aussi bien écrits et joués dans les films Marvel…
Niveau combat, ne vous attendez pas au même niveau d’intensité et de violence que pour Daredevil. Jessica et Luke sont beaucoup plus puissants et résistants que le péquin moyen, donc pas de position de ninja, pas de sauts et vrilles à la con pour descendre d’une table, pas de cris de tenniswoman. Non, quand ils doivent se battre, ils attrapent l’adversaire par le col et le balancent contre un mur. Quand tu jongles avec des camions, ça suffit largement. Alors oui c’est moins graphique mais c’est aussi plus ancré dans la réalité. Si on peut parler de réalité… Enfin vous voyez ce que je veux dire. C’est moins grand spectacle et chorégraphié, quoi. Plus « combat de rue ». Et quand les héros doivent se battre contre des personnages qui ont aussi des capacités surnaturelles, là encore, point d’arts martiaux, juste des bons gros coups qui font mal.

screenIl y a assez peu d’effets spéciaux montrant les pouvoirs de Jessica. On a même droit au vieux truc pour ses sauts, c’est-à-dire le zoom sur les pieds, le plan de coupe suivi de l’atterrissage… C’est un peu dommage…

On garde toujours le principe du fil rouge tout le long des 13 épisodes, et si on pourra regretter que la seconde moitié a tendance à tourner en rond avant de se relancer pour les deux derniers épisodes, on est pris par l’histoire et on s’enfile la saison d’une traite.

Bref, après le choc de DareDevil, Jessica Jones confirme que Marvel et Netflix veulent des séries super-héroïques adulte et s’en donnent les moyens.

En espérant que les autres tiennent aussi leurs promesses.

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Le petit mot de Cedric :
Une série pour les femmes ?
Pscreenersonnellement, ayant vraiment aimé Daredevil, j’attendais beaucoup de cette Jessica Jones. Et j’avoue avoir été relativement déçu. Oh, ça se laisse voir, mais je n’ai pas accroché plus que ça au personnage « vulgaire et alcoolique » de Jessica Jones. Genre mec avec des nichons. D’autant plus que l’actrice principale n’est pas spécialement charismatique et manque sans doute de chien.
Au contraire de Luke Cage, bien plus intéressant de mon point de vue.
Bref, au fil des épisodes, j’ai décroché peu à peu. Même si je reconnais que c’est une bonne série et qu’elle se laisse regarder.
Un sentiment que n’a pas eu ma chère et tendre épouse, cela dit. Pour elle, c’est une évidence : Jessica Jones est une série pour les femmes. Une série de super héros destinée aux nanas. Une femme forte, hors-norme, borderline comme héroïne, elle a adoré. Certains choix ou réactions que personnellement je trouvais stupides ou exagérés, elle les a trouvés normaux et logiques. Elle a aimé le rythme, plus lent. Moins de violence. Et ce combat psychologique qu’elle mène.
Bref, Jessica Jones est peut-être, effectivement une série pour femmes. Et c’est loin d’être un reproche, notez bien.

 

 
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