Need for Speed Heat (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Mercredi 27 novembre 2019 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Need for Speed Heat (PC, PS4, Xbox One)

Dérapage incontrôlé

Amis pilotes, bienvenue à Palm City, copie virtuelle de Miami.

Ici, la police ne rigole pas. Si elle n'a rien contre les courses officielles du Shown Down, la nuit elle lutte de toutes ses forces contre les courses illégales qui provoquent des "tonnes de dégâts".

Son nouveau chef, patibulaire mais presque, lance l'offensive. Ses propres forces n'hésitent plus et font tout pour arrêter les méchants pilotes.

Quitte à les envoyer dans le décor…

C'est par ce scénario à peine digne d'un sous-Fast & Furios que Need for Speed Heat s'ouvre. L'avantage, c'est qu'il annonce la couleur du jeu. L'inconvénient, c'est que ça ne s'améliore pas après.

Développé par Ghost Games pour Electronic Arts, Need for Speed Heat est donc un jeu de courses typé "arcade/F&F/Instagram". Amateurs de simulation, passez votre chemin, ce NFS n'est pas pour vous.

Au rayon des bonnes nouvelles, les voitures ont de la gueule. Elles sont bien reproduites, le son de leurs moteurs aussi. Elles sont aussi et bien entendue entièrement personnalisables pour que chacun puisse avoir la voiture de ses rêves. Aileron surdimensionné, jantes de toutes les formes, carbone ou chrome, pièces d'origine ou custom, les amateurs de tunning seront ravis. Mais l'extérieur n'est pas le seul à pouvoir être personnalisé, l'intérieur aussi. Enfin une partie de l'intérieur. Le bloc moteur, les suspensions, les pneus, le turbo. Là aussi les amateurs d'augmentation de performance seront ravis.

Autre bonne nouvelle, le terrain de jeu est très grand. De la ville avec plusieurs ambiances urbaines, des autoroutes, de la campagne, de la forêt, des grandes et des petites routes et même du hors-piste. Il y en a pour tous les gouts.

Et nous arrivons à la fin des bonnes nouvelles.


Attaquons maintenant les mauvaises nouvelles.

Si le terrain de jeu est grand, il est aussi moche. Voire très moche. Terne, sans vie, quelconque. Il n'y a que de rares fois où le monde dans lequel nousévoluons a de la gueule : c'est généralement de nuit et sous la pluie, où les lumières et les reflets sont bien faits. Le reste du temps, c'est terne et gris. Notre terrain de jeu est aussi incroyablement vide. Pas un seul piéton, bon ça encore... mais même niveau circulation, on a déjà vu plus encombré. On ne demande pas de mettre la circulation parisienne un lundi matin dans le jeu, mais si on pouvait avoir plus d'une bagnole tous les 500m, ce serait pas mal…

Autre chose, l'IA des adversaires, que se soient les autres pilotes ou les policiers, c'est du grand n'importe quoi. Mais vraiment. Vous voulez progressez dans le jeu en gagnant toutes vos courses et en semant très facilement la police ? Mettez le jeu en facile. L'IA sera totalement désactivée. Aucun challenge en course ni aucune peur de perdre vos récompenses en cas de poursuite, l'IA est aux abonnées absentes. Impossible de perdre dans ce mode, même en vous arrêtant. Dans les autres modes de difficulté, l'IA passera aléatoirement du mode "complètement con" à "invincible et kamikaze". Vous perdez ? Pas de souci, relancez la course jusqu’à ce que l'IA reparte en vacances, ce qui arrive forcément à un moment, même en difficile. Pour vous dire, il arrive fréquemment que l'IA des différentes voitures passe exactement par le même chemin que toutes les autres. Qu'elles prennent les virages toutes de la même façon… Et que les policiers ne connaissent qu'une seule façon de vous arrêter : vous foncer dessus.

Et pire que tout finalement, les sensations de conduites sont quelque peu limitées. Que l'on conduise une muscle-car des années 70 ou la dernière berline Japonaise à la mode, les sensations sont grosso merdo les mêmes. Peu importe que l'on booste le moteur, les suspensions, les pneus, on ne ressent pas grande différence. Allez si, quand on fait du tout-terrain, éventuellement...

Avec ces sensations de conduites, la façon de conduire est aussi problématique. Les développeurs n'ont pas prévu l'utilisation de la pédale de frein. D'où son peu d'effet. Non, pour les développeurs, la seule et unique façon de s'arrêter ou de prendre un virage, c'est le frein à main et le drift ! Peu importe votre vitesse, la forme du virage ou le modèle de votre voiture, le drift, le drift, le drift ! Même l'IA ne connaît pas la pédale de frein et prend tous ses virages au frein à main.

Autre point discordant, la différence jour/nuit. Grace à un scénario très recherché, on comprend que durant le jour, la compétition automobile se limite à des courses sur "circuit", en fait des parcours balisés, et de nuit, on a de tout. Du circuit, du hors-piste, du sprint, les poursuites avec la police. En fait, le gros du jeu se fait de nuit, les coures officielles ne sont là que pour remporter de l'argent. Celles de nuit font avancer l'histoire à travers la réputation qui sert de palier aux améliorations et voitures achetables. Si le principe pourrait être intéressant, on a du mal à comprendre le pourquoi du comment. Surtout que bon, les pilotes utilisent les mêmes voitures de jour comme de nuit. Les flics sont si cons que ça dans cette ville ?

Avec tout ces impers, on a bien du mal à prendre plaisir à jouer. On s'ennuie ferme. A la fois à cause d'une histoire bateau, d'une ambiance typé "néo/musique hyp-hop électro/instagram", d'une conduite faiblarde et d'un monde relativement terne et sans vie.

Bref, Need for Speed Heat n'est pas chaud du tout. Il est même plutôt tiède. Et il nous laisse de glace.

 

 
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Need for Speed Heat (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Ghost Games

PEGI : 16+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

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