The Vigil, la critique du film

 

Publié le Mercredi 29 juillet 2020 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

The Vigil, la critique du film

L'action est demandée à l'accueil...

imageNew-York de nos jours.

Pour Yakov, la vie n'est pas une partie de plaisir.

Ayant quitté récemment la communauté juive orthodoxe dans laquelle il a vécu toute sa vie, il a bien du mal à s'adapter au monde "normal". Sans emploi, sans ami, sans famille, il a un peu de soutien d'un groupe de jeunes gens comme lui, qui ont quitté récemment leurs communautés respectives.

Un soir, son ancien rabin, Reb Shulem, le contact pour être "Shomer", soit la personne qui va veiller sur la dépouille d'un défunt la nuit qui précède ses funérailles. Il récite des prières afin de guider l’âme du mort vers le salut. À court d'argent, Yakov accepte.

Malheureusement pour lui, c'est une nuit d'angoisse et de cauchemar qui commence…

Ecrit et réalisé par Keith Thomas, dont c'est le 1er film, The Vigil est un film fantastique avec Dave Davis, Menashe Lustig, Malky Goldman, Lynn Cohen, Fred Melamed, Ronald Cohen, Nati Rabinowitz et Moshe Lobel.

Le film est presque entièrement un huit clos, l'action se passant principalement dans la pièce où est entreposé le corps qui doit être veillé, ce qui n'empêche pas un début de film "hors des murs" où l'on nous présente le personnage principal de l'histoire. On pourrait même dire que le film se met en mode "service minimum" passé les scènes d'exposition car très vite, on se retrouve avec un acteur dans une pièce et c'est tout ce qui est à l'écran.


imageAlors que la promo et le marketing catégorisent The Vigil en "film d'horreur", sans doute du fait qu'il est produit par Blumhouse, il n'en est en vérité rien. Rien d'horrifique ici, à part peut-être une scène. Non, ici le registre est celui de l'angoisse, des terreurs liées à des traumas psychologiques. Pas de sang et de boyaux répandus sur les murs à coups de tronçonneuse, ni de "jump-scares" utilisés jusqu’à la nausée par des réalisateurs débiles et mous du genou.

Ici, c'est l'angoisse, l'attente stressée de l'arrivée du monstre tapi dans l'ombre qui prime.

Sauf qu'à force d'attendre, on s'ennuie.

Pas parce que c'est mal joué, mal réalisé, mal monté. Non, juste parce qu'il ne se passe vraiment pas grand-chose durant la plus grosse partie du film. On attend qu'il se passe un truc.

imageEt malheureusement, quand il se passe un truc, c'est une scène qui nous fait instantanément penser à Rambo mettant son célèbre bandana avant d'aller casser la gueule des méchants…  Le tout avant que notre pauvre Yakov parte à son tour combattre le mal. Avec une bougie…

Bref, The Vigil n'est en soi pas mauvais. C'est juste qu'il est tellement dépouillé, qu'il mise tellement sur l'angoisse et l'attente, qu'il ne se passe pratiquement rien à l'écran. Et que son final est à son image : "tout ça pour ça."

 

 
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Plateformes :

Editeur : Wild Bunch

Développeur : Keith Thomas

PEGI : 12+

Prix : Cinema

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