Yakuza Like a Dragon (PS4, Xbox One, PC)

 

Publié le Jeudi 5 novembre 2020 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Yakuza : Like a Dragon (PS4,Xbox One,PC)

Ichiban

imageOn pensait la série terminée avec la mise en retraite volontaire de Kazuma Kiryu. C'était mal connaitre les équipes de Ryu ga Gotoku qui sont loin d'en avoir terminé avec leur univers. Ainsi, après Judgment, spin-off au demeurant très sympathique mais un cran en dessous des autres épisodes de la franchise, les petits gars de Ryu ga Gotoku nous propose Yakuza Like a Dragon. Un titre qui s'annonce comme une rupture avec les anciens volets. En effet, le changement de héros sert de prétexte à modifier certains codes de la série. Un pari risqué. Mais est-ce réussi ?

Passer après un Kazuma Kiryu, dont pratiquement toute la vie a été étalée dans les différents épisodes, semblait difficile, voire impossible, tant ce personnage bourré de charisme a marqué les esprits. Et pourtant, le nouveau personnage de cette histoire, Ichiban Kasuga s'en sort parfaitement. Il est même bien plus attachant que le Dragon de Dojima. Dans Yakuza Like a Dragon, on y incarne Ichiban Kasuga. Ex-Yakuza de la famille Arakawa du clan Tojo, il a purgé 18 ans de prison à la place d'un de ses supérieurs pour éviter à sa famille de se faire bannir du clan Tojo. Et comme 18 ans, c'est très long, il va découvrir que les choses ont bien changé à sa sortie. Kasuga est un personnage extrêmement loyal, un poil excentrique mais qui fait preuve de gentillesse et d'une honnêteté à toutes épreuves. Concernant le scénario, je n'en dirais pas plus. Simplement que Yakuza Like A Dragon est dans la pure lignée de ses prédécesseurs. C'est riche, plein de rebondissements et la mise en scène est au poil pour nous tenir en haleine durant la cinquantaine d'heures qu'on passe à terminer les 15 chapitres du titre. Il n'y a jamais de demi-mesure. Parfois c'est un poil too much, mais c'est un peu la marque de fabrique de la série. Et au final, même si la mise en scène manque un peu de surprise dans les plans de caméra, avec un rendu très similaire à un Judgment ou Yakuza 6, l'ensemble fait quand même mouche et on ne s'ennuie pas.

imageAfin d'accentuer la rupture, Yakuza Like a Dragon troque le quartier de Kamurocho, que les habitués connaissent en long, en large, et en travers, par le quartier d'Ijincho à Yokohama. Et sincérement, c'est un vrai bouffée d'air frais. On retrouve bien le quartier de Kamurocho, ainsi que Sotenbori à Osaka, mais l'histoire se concentre majoritairement sur Yokohama. Et pour l'occasion, le terrain de jeu est beaucoup plus grand. Environ 3 fois. Certes, quand on le compare à certains open-world occidentaux, c'est ridiculement petit, mais largement suffisant pour un J-RPG de ce genre. La véritable force de ce mini open-world est de proposer une retransciption relativement fidèle de l'ambiance des grosses villes japonaises. Et ça fonctionne encore une fois totalement. Bars, restaurants, clubs, magasins, ça grouille de vie et on prend plaisir à se balader entre deux quêtes principales ou annexes.

imageUn nouveau héros. Un nouveau terrain de jeu. Et aussi un nouveau système de combat. En effet, au revoir le beat'em all en temps réel. Yakuza : Like a Dragon propose des affrontements au tour par tour. Et oui, car Ichiban sera amené à rencontrer du monde pendant son aventure et ses amis feront partie de son équipe pour les combats. Le titre emprunte tous les codes des jeux au tour par tour : attaques classiques, parades, techniques d'attaque, de défense, de buff et débuff qui coûtent des PM, on est véritablement face à un RPG bien ficelé. Histoire de rester assez actif manette en main, le titre propose également un système de parade qui permet de limiter les dégâts infligés par nos ennemis en appuyant au bon moment ou également des petits QTE à faire pour augmenter la puissance de nos techniques. Bref, ça reste très dynamique et la série n'y perd pas du tout au change. A l'instar de pléthore de RPG, on retrouve également de nombreux jobs, dont certains un peu loufoques (free-lance, héros, chanteuse, musicien, gardien de la paix, flic, secrétaire,...) qu'on pourra attribuer à nos personnages. Chacun des jobs possèdent ses propres compétences et ses propres stats. Bref, l'ensemble fonctionne bien. En revanche, il arrive parfois que l'IA soit un peu dans les choux pour parvenir à emprunter un chemin correct pour aller frapper un adversaire. Il m'est arrivé de rester bloquer plusieurs secondes contre une voiture pour finalement être téléporté 20 mètres plus loin pour aller coller le pain dans la tronche à l'adversaire prévu. De même, si le beat'em all permettait d'utiliser les objets des alentours à notre avantage, ici, c'est au petit bonheur la chance car c'est géré en automatique et bien souvent, l'objet lancé atteint rarement sa cible. Mais dans l'ensemble, c'est très satisfaisant.

imageForcément qui dit RPG dit expérience et équipement. Durant toute leur aventure, Ichiban et ses camarades gagneront de l'expérience qui leur permettra d'augmenter leurs statistiques (attaque, défense, magie, soin, agilité,...) ainsi que le niveau de leur job. Chaque job a son arme spécifique. Il faudra donc passer par le craft ou les boutiques pour s'acheter la meilleure arme de son job, mais également d'autres équipements (casques, chaussures, vêtements,...) pour augmenter nos statistiques. A l'instar des Final Fantasy proposant ce système de job, il faudra trouver la meilleure combinaison possible pour avoir une équipe homogène.

imageYakuza Like a Dragon met particulièrement l'accent sur les liens entre les personnages du groupe. En effet, Ichiban peut renforcer son amitié avec chacun des protagonistes déblocables. Pour cela, il faudra combattre ensemble, mais également visiter Yokohama pour débloquer de nombreux dialogues qui permettront d'accentuer leur complicité. A l'instar d'un Persona, plus le lien est fort entre Ichiban et le membre de son groupe et plus les avantages en combat sont importants. Tout comme dans Persona, cela permet également au joueur de s'attacher aux différents personnages. Pour augmenter ce niveau de lien, on débloque des scènes qui sont parfois très touchantes. Ichiban possède également ses propres statistiques de personnalité (Passion, Confiance en Soi, Gentillesse, Charisme, Intelligence et Style) qui lui permettront de débloquer certaines conversations ou d'avancer dans certaines quêtes.


imageMarque de fabrique de la série Yakuza, si la quête principale se veut toujours très sérieuse, les quêtes secondaires sont très souvent au second degré. Et ce Yakuza Like a Dragon n'échappe pas à la règle. On retrouve donc une cinquantaine de quêtes annexes à réaliser, plus ou moins loufoques. Elles nous permettent de gagner de l'argent, de récupérer des équipements ou carrément de recruter du personnel pour nos sociétés. Oui car si vous êtes familier avec la série, vous savez que chaque titre Yakuza a des jeux dans le jeu. Ici, on a notamment le droit à un jeu de gestion qui nous met à la tête d'une société qu'il va falloir faire prospérer en achetant des propriétés, en gérant son personnel et ce, tout en rendant des comptes aux actionnaires. Et c'est très prenant. Le titre propose également de pouvoir devenir champion de Kart via Dragon Kart, clone pas vraiment caché d'un certain titre avec un plombier moustachu. Moins riche que la gestion de l'entreprise, on a droit à plusieurs championnats et des karts à améliorer et l'ensemble reste agréable à faire. Et si ça ne vous suffit pas, le titre regorge d'activités : karaoké, salle d'arcade, remplir son Sujidex (un clône du pokédex qui répertorie tous les ennemis du jeu) ou tous les objectifs du club des héros. Autant vous dire que pour tout compléter, il y en a facilement pour une bonne centaine d'heures.
 

Les studios Ryu ga Gotoku prennaient un gros risque en modifiant certaines parties de l'ADN de la franchise. Ce pari est pleinement réussi. Tout n'est pas parfait, avec des musiques qu'on aura aimé plus diversifiées plutôt que de reprendre des existantes, des donjons toujours un peu trop vide, une IA parfois au fraise et une mise en scène qui manque un peu d'audace, mais ne boudons pas notre plaisir. Ichiban endosse à merveille le rôle du héros, Yokohama est un super terrain de jeu qui permet de s'évader et la mise en place des combats au tours par tours fait souffler un vent de fraîcheur sur la série. Certes, si vous n'aimez pas le japon, les histoires de Yakuza et le second degré, vous ne trouverez pas plus chaussure à votre pied avec ce Yakuza qu'avec un autre épisode de la franchise. Mais si vous connaissez la série, vous constaterez que l'expérience proposée est très agréable, renouvellant le tout et ce, sans briser tous les codes. Et il est traduit en français. Que demander de plus ? Un autre épisode !

J'en profite pour vous informer que dorénavant, tous mes tests réalisés pour le site seront disponibles sur ma chaîne File Dans Ta Chambre. Donc on n'hésite pas à cliquer, s'abonner et partager si vous voulez entendre ma douce voix :
 

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Yakuza Like a Dragon (PS4, Xbox One, PC)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Koch Media

Développeur : Ryū ga Gotoku Studio

PEGI : 18+

Prix : 59,99 €

Yakuza Like a Dragon (PS4, Xbox One, PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

0