Voice of Cards : The Beasts of Burden (PS4, Switch, PC)

 

Publié le Jeudi 20 octobre 2022 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Voice of Cards : The Beasts of Burden (PS4, Switch, PC)

Un bon jeu de Taro ?

imageComme le dit si bien l'expression : jamais deux sans trois. Donc après un Voice of Cards : The Isle Dragon Roars et un Voice of Cards : The Forsaken Maiden, voici le troisième opus de la licence Voice of Cards, intitulé, pour le coup, The Beasts of Burden. Reste que, même si on retrouve des grands noms du JRPG derrière, tels que Yoko Taro, Yosuke Saito ou Keiichi Okabe, avec trois opus proposés pour une même licence, en tout juste un an, on risque de frôler l'indigestion, non ?

Première chose à savoir avant de se lancer dans The Beasts of Burden, à l'instar des deux premiers volets, ce troisième opus peut être joué de manière totalement indépendante des autres. Si les trois volets partagent le même concept, le lien s'arrête là. Si vous n’avez pas succombé au charme des premiers opus et que ce nouvel épisode vous fait de l’œil, vous n’aurez aucun problème de wagon à raccrocher, puisqu’il n’y a rien à raccrocher. En effet, on part sur une toute nouvelle histoire.

imageDans The Beasts of Burden, on y incarne une jeune demoiselle qui vit cachée sous terre avec son peuple et son plus grand rêve est de pouvoir contempler un ciel étoilé. Manque de bol pour elle, son village se fera massacrer par une horde de monstres et elle remontera à la surface pour tenter de se venger. Je ne rentre pas plus dans les détails, tout ceci n'est qu'un prémice car notre jeune demoiselle et les personnages rencontrés partiront pour une bien plus grande aventure. Encore une fois, tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir et les thèmes évoqués font, une nouvelle fois réfléchir. J'ai apprécié cette histoire qui ne manque pas de surprises et qui est très mature dans son écriture. Si vous vous attendez à une aventure pleine d'humour et de bonnes humeurs, vous pouvez passer votre chemin. Même si certains moments font sourir.


Si vous ne connaissez pas le concept des Voice of Cards, je vous le rappelle briévement.

imageVoice of Cards est une licence qui met en avant les cartes. Pas uniquement dans son gameplay, mais bien au niveau de sa narration où tout est matérialisé par des cartes. Que ce soit les PNJ, les ennemis, les lieux, la map, tout est proposé sur des cartes. C'est un style auquel il faut adhérer et personnellement, je suis totalement fan. Ca me rappelle l'époque où les graphismes étaient assez peu développés et où il était nécessaire de faire un peu travailler son imagination pour s'imprégner de l'univers, plutôt que d'ouvrir bêtement les yeux. Pour certains, ça peut même rappeler le jeu de rôle papier. D'ailleurs, de ce côté-là, la narration est assurée par une voix-off qui renforce cet aspect.

imagePour le reste Voice of Cards reste un JRPG assez classique dans ces mécanismes, avec un monde à parcourir, pléthore d'ennemis à affronter et ça, dans des combats au tour par tour, avec un système de gemme et de dés. Si vous avez fait les deux précédents volets, vous serez, comme à la maison. Et si vous ne connaissez pas, je vous invite à aller lire l'un de nos précédents tests.

Attardons nous plutôt sur les différences avec les précédents opus.

Première chose que l'on constate rapidement : la voix du narrateur a changé. Exit le doubleur des deux précédents jeux, place à une voix féminine, probablement pour coller au fait que le personnage principal est une jeune fille. J'ai bien apprécié ce changement, même si je l'avoue, j'ai une petite préférence pour la précédente voix. Mais c'est une histoire de goût.

imageSeconde chose qu'on constate rapidement, les techniques des personnages ont laissé place à la capture de monstres. Bon, on n'en est pas au niveau de Pokémon, de Shin Megami Tensei ou de Persona, mais l'idée est qu'il est maintenant possible de capturer des monstres, ce qui nous permet de récupérer une capacité unique, liée à la bestiole, qu'on peut octroyer à un membre de notre équipe.

Ce nouveau système est intéressant dans le sens où il offre une importante personnalisation que ne proposaient pas les précédents volets. Si avant, chaque personnage avait sa spécialité et qu'on ne pouvait pas en démordre, ici, on a quand même bien plus de liberté, même si les statistiques naturelles de chacun font qu'on n'en fera pas tous des tanks ou des healers. Quoiqu'il en soit, on capture assez régulièrement de nouveaux monstres, ce qui offre de nouvelles capacités. Et si chaque compétence vous coutera toujours la même somme de gemmes, elle peut être obtenu avec un niveau, qui peut aller, pour certaines cartes, de 1 à 5 Alors forcément, la recherche de la meilleure carte fera partie intégrante de votre expérience.

imageLe truc, c'est que la capture d'un monstre et le niveau de compétence associé à la carte sont totalement aléatoires. Il faut qu'en fin de combat, l'ennemi vaincu lâche un butin, ce qui n'arrive pas toujours et surtout, que l'on choisisse le bon coffre parmi les deux ou trois proposés. Donc autant vous dire que ça fait beaucoup de conditions. Alors oui, on a toujours la possibilité d'utiliser un item qui augmente les changes d'avoir un butin, voire d'être certain d'en obtenir un, mais là encore, vous avez une chance sur trois ou deux chances sur trois, au max, d'obtenir la carte la plus intéressante des trois, ce qui ne veut pas dire que vous aurez celle que vous vous tentez de farmer.

Conséquence direct de ce système : on peut totalement passer à côté d'une compétence si on ne rencontre pas un ennemi dans une zone et surtout, ça nous oblige à farmer en boucle jusqu'à avoir assez de chance pour récupérer une compétence, voire récupérer la compétence avec le niveau qui nous intéresse. Je pense que de ce côté-là, il aurait peut être été plus judicieux de proposer un truc progressif plutôt que de tout baser sur la chance du joueur. Un truc du style : la capture de la carte du monstre est aléatoire, mais le niveau de compétence de ladite carte progresse en fonction du nombre de combats réalisés.

imageDu coup, en adéquation avec ce système j'ai la sensation que la fréquence des combats aléatoires a été drastiquement augmentée. D'un côté, c'est bien parce que le système de capture pour récupérer des compétences donne plus d'intérêt aux combats, mais de l'autre, ben ça casse vachement le rythme et par moment, on souffle de se taper encore un combat aléatoire. D'autant que le jeu nous force très souvent à ne pas pouvoir utiliser le saut de case, ce qui augmente le nombre de combats aléatoires. Alors oui, on a toujours la possibilité d'augmenter la vitesse du jeu dans les menus, mais ça ne réduit que légèrement le souci et surtout, c'est un truc à faire à chaque redémarrage de partie.

Après, on pourra noter que l'aventure est un poil plus courte que le précédent volet. Concrêtement, la durée de vie de ce troisième opus est plus proche du premier volet que du second. Ici, le jeu se termine en une quinzaine d'heures, contre une vingtaine pour le second. On en a donc un peu moins pour son argent mais à la fois, ça évite l'effet d'overdose des combats.
 

Alors forcément, avec 3 jeux en 1 an, ne risque-t-on pas de se lasser de la formule ?

La question est légitime puisque si chacun des jeux offre une histoire indépendante, avec quelques subtilités dans le gameplay, la direction artistique, le bestiaire ou les vignettes de la majorité des PNJ sont sensiblement les mêmes d'un jeu à l'autre.

Eh bien... oui et non. Difficile de vous répondre dans le sens où, personnellement, ça ne m'a absolument pas dérangé. Oui, on n'a pas le côté découverte du premier volet avec les deux suivants. Mais à la fois, les jeux étant relativement courts, c'est passé crême pour ma part et  encore une fois, le scénario et les personnages de ce nouveau volet m'ont suffisamment plu pour réussir à me faire rentrer dans l'univers proposé. Sans être des références du JRPG, ils sont suffisamment agréables pour qu'on puisse s'y intéresser sans le regretter. Et ce nouveau volet apporte un peu de fraîcheur avec ce nouveau système, même si tout n'est pas parfait et qu'il apporte également quelques problèmes. Vous vous en doutez bien, si vous n'avez pas aimé les précédents volets, il n'y a aucune chance que ce dernier opus vous réconcilie avec la série. Et à l'inverse, ceux qui ont apprécié les précédents opus devraient également apprécier ce The Beasts of Burden.

Hop, si vous souhaitez écouter ma douce voix, c'est par ici que ça se passe :
 

 

 
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Voice of Cards : The Beasts of Burden (PS4, Switch, PC)

Plateformes : PS4 - Switch

Editeur : Square Enix

Développeur : Square Enix

PEGI : 7+

Prix : 29,99 €

Aller sur le site officiel

Voice of Cards : The Beasts of Burden (PS4, Switch, PC)

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