Crymachina (PC, PS4, PS5, Nintendo Switch)

 

Publié le Mardi 28 novembre 2023 à 11:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Crymachina (PC, PS4, PS5, Nintendo Switch)

Poupées de métal

image2028. Une maladie a décimé l’humanité. Avant l’effondrement, les scientifiques ont créé un vaisseau gigantesque, l’Eden, dirigé par 8 IA, les Dei Ex Machina, destinées à préserver l’espèce humaine. Mais, incapables de s’entendre, elles ont échoué dans leur but. 2000 ans plus tard, humaine victime de la maladie, Lebel Distel s’éveille. Elle est l’élue. Son âme a été reconstituée par Enoa, la huitième Deux Ex Machina. Elle et deux autres filles, Mikoto Sengiku et Ami Shido vont se lancer dans une quête improbable : redonner vie à l’humanité.

Action-JRPG signé Furyu, Crymachina s’appuie sur un scénario comme les studios asiatiques les aiment. De grandes destinées, de profondes interrogations sur l’espèce humaine, les relations avec les machines… On reste sur du grand classique, sans réelle surprise, avec parfois des raccourcis tirés par les cheveux, mais globalement, l’écriture reste élégante, même si elle est parfois plombée par des sujets de discussion sans intérêt.

Vous allez explorer 8 mondes chacun construits de la même manière. Des sortes de donjons à parcourir. Un central, lié à l’histoire et un autre, secondaire, qui n’en est pas moins essentiel puisqu’il vous permettra de récupérer un équipement de haute volée pour nos 3 héroïnes. Parce que oui, vous pourrez jouer les 3 filles. Soit en choisissant celle que vous préférez soit, parfois, en incarnant celle qui est imposée. Chacune a son propre style de combat, ses forces, ses faiblesses, ses armes, ses capacités…

Les donjons sont assez rapides. Et peu généreux en expérience. Il faudra donc les faire… les refaire… les rerefaire… les rererererererefaire… pour espérer atteindre un niveau honorable et ne pas se faire rouler dessus au monde suivant. Au final, une dizaine d’heures seront nécessaires pour en venir à bout. L’expérience permettra d’améliorer ses compétences, mais aussi celle d’Enoa qui va vous suivre, vous conseiller et vous aider tout au long de votre aventure. Elle vous offrira des bonus non négligeables.


imageLe jeu prend aussi beaucoup des romans visuels. Il est extrêmement bavard et les cinématiques qui vous embarquent dans de longues explications et réflexions autour de la vie de nos héroïnes sont innombrables. Si l’écriture, comme dit plus haut, est agréable, la quantité de cinématiques et leur longueur nuisent vraiment au message. Et à l’intérêt du jeu. La tentation de les passer est forte, voire irrésistible.

Heureusement, les combats sont nerveux, rythmés, rapides, intenses. A l’aide d’une arme principale et deux autres secondaires, on enchaîne les attaques rapides ou chargées, on enquille les combos, on sautille frénétiquement et on se bat comme une enragée. Les ennemis étant d’une force importante, il faudra principalement éviter ou parer leurs attaques, sous peine de Game Over rapide. Au fil du temps et des équipements glanés, on améliorera les armes, en ajoutant des modules et les pièces d’équipement.

imageVisuellement, le jeu offre des cinématiques sympathiques et du gameplay pauvre et d’un vide abyssal. Les donjons, qui ne sont que de simples couloirs, manquent d’âme, d’ambiance, de détails, de textures… d’intérêt. Moi, perso, je n’ai jamais pris le moindre plaisir dans la réalité à me promener des heures dans un hangar vide, donc dans un jeu vidéo, ça ne me branche pas non plus. Un monde sans vie, des niveaux sans âme, un level design sans génie… ça vient terriblement gâcher le jeu et l’expérience. Heureusement, le Chara Design est de qualité et les personnages sont bien faits, bien animés, la douleur de leur existence se lisant sur leur visage.

Au final, Crymachina avait de quoi s’imposer comme un bon petit action-JRPG, sans prétention mais avec un beau résultat. Il n’est pas désagréable en soit, mais il est clairement plombé par une narration un peu trop présente et des niveaux sans saveur, dotés d’un level design d’une pauvreté consternante et de graphismes vides et insipides. L’action est bonne, les combats sont plaisants, mais cela ne suffit pas, d’autant plus que faire plusieurs fois les mêmes niveaux pour espérer avoir suffisamment d’expérience pour progresser est synonyme de paresse et de manque d’imagination. Dommage.

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Crymachina (PC, PS4, PS5, Nintendo Switch)

Plateformes : PC - PS4 - Switch - PS5

Editeur : NIS America

Développeur : Furyu Corporation

PEGI : 16+

Prix : 59,99 €

Aller sur le site officiel

Crymachina (PC, PS4, PS5, Nintendo Switch)

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