Call of Duty Modern Warfare 3, test multijoueur (PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Mercredi 9 novembre 2011 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Call of Duty Modern Warfare 3 multijoueur (PC, Xbox 360, PS3)

Trop de la balle (dans la tête)

imageCall of Duty est-il un jeu solo ou multijoueurs ? Certains joueurs lancent la campagne en priorité… d’autres préfèrent la laisser de côté pour plus tard et se ruent sur le jeu en ligne.

Nous nous sommes suffisamment épanchés (mais pas exclusivement) sur le jeu solo dans notre test hier. Pourtant, parce que le multijoueurs est une composante essentielle du titre, nous avons décidé également de vous livrer un petit (et court) test sur l’aspect multijoueurs de ce Call of Duty Modern Warfare 3.

Pour commencer, ce multi se décompose en deux parties. Spec Ops (coopération) et Multijoueur (Parties en ligne).

Spec Ops se joue seul ou à deux en coopération. Certaines missions sont d’ailleurs exclusivement réservées pour deux joueurs. Ce mode se joue en ligne ou à deux sur le même écran.
Dans Spec Ops, deux types de jeux sont possibles : Survival Mode ou Mission Mode. Le premier propose de lutter contre d’incessantes vagues ennemies et de les repousser. C’est l’équivalent du mode « Horde » bien connu. Le second, quant à lui, vous propose de remplir des missions : libérer des otages, éliminer des cibles, aller d’un point A à un point B…
16 cartes sont disponibles pour ce mode. A débloquer 4 à 4.
Elles vous placent dans des lieux variés (Rues de Paris, avion, sous-marin, village côtier…) et face à de nombreux ennemis. C’est un mode difficile. Trois niveaux de difficultés sont disponibles mais même le niveau le plus faible vous donnera du fil à retordre. D’autant plus que la moindre erreur peut s’avérer fatale. Il faudra une bonne entente entre les joueurs, voire une parfaite coopération dans certains cas.
C’est vraiment le mode phare du multijoueur de la série Modern Warfare. Et il suffit d’y jouer pour comprendre pourquoi : les cartes sont bien pensées, faire cavalier seul mène quasiment à chaque fois à l’échec, et le tir ami autorisé renforce les multiples raison d’échouer dans ces missions. C’est intense, et bien entendu, le fun est forcément décuplé lorsque l’on joue avec un ami.
L’idéal est de les faire et refaire pour affiner ses réactions, mieux s’organiser, et tenter de battre encore et encore ses propres scores.

screenscreen

Vient ensuite le mode multijoueur.

16 cartes sont disponibles pour tous les modes présents.

Ces cartes sont :
  • screenSeatown (ville côtière du Moyen-Orient)
  • Dome (Poste avancé militaire dans le désert)
  • Arkaden (Supermarché allemand)
  • Bakaara (Cité Africaine)
  • Resistance (Rues parisiennes)
  • Downturn (Ruines urbaines US)
  • Bootleg (Marché asiatique)
  • Carbon (Raffinerie)
  • Hardhat (Site de construction)
  • Lockdown (Prague)
  • Village (village africain)
  • Fallen (Ville fantôme russe)
  • Outpost (base en Sibérie)
  • Interchange (Autoroute détruite)
  • Underground (Station de métro anglaise)
  • Mission (Base africaine)
screenPour être tout à fait honnête, même si vous aussi vous aurez votre préférence, comme j’ai les miennes sur, par exemple, Seatown, Resistance ou Outpost, elles sont toutes extrêmement bien pensées. Plutôt variées, on y retrouve son lot de grands espaces et de petites ruelles, de pièges, d’endroits stratégiques… tout est fait pour donner la meilleure expérience multijoueur possible. Et c’est sincèrement réussi. J’ai surtout apprécié le fait que si certains endroits permettent de se planquer pour « sniper » l’ennemi, chacun de ces endroits a forcément son ou ses points faibles, à savoir un autre endroit où « sniper le sniper ». Bref, les joueurs qui « campent » devraient être facilement identifiables et délogeables.
D’autre part, les points de respawn sont assez bien faits. Les cartes ne sont pas trop grandes pour ne pas être à cinq cent mètres de là où se déroulent les hostilités, et ce respawn suffisamment intelligent pour vous laisser le temps de reprendre vos esprits. Bon, j’avoue qu’à deux ou trois reprises (sur les nombreuses heures passées sur ce multi), je suis réapparu en plein milieu d’ennemis. Mais ce fut rare et, finalement, pas forcément catastrophique.

screenscreenscreen

screenSelon vos résultats lors des parties multi, vous gagnerez des points d’expérience. Pour vous et pour vos armes. Attention, pour gagner de l’expérience sur les armes, il faudra impérativement et bizarrement créer votre propre pack personnel et non pas choisir une classe prédéfinie. Pour progresser, donc customisez votre équipement.
Du coup, plus votre arme augmentera de niveau, plus elle sera efficace. Et débloquera des bonus : lunettes, aide au recul, silencieux, détecteur de position ennemie, point rouge sur la visée… ainsi que des skins.
De la même manière, en augmentant vous-même de niveau, vous débloquerez de nouvelles armes et gagnerez des bonus. Des « perks ». Ce sont des avantages à utiliser en jeu : Recharger plus vite, voir sur la carte l’ennemi qui vient de vous tuer pour vous venger, lâcher une grenade lorsque vous mourez, viser plus rapidement, vous déplacer plus vite lorsque vous visez, courir plus vite lorsque vous venez d’être tués pour revenir rapidement vers les hostilités, augmenter les dommages de vos munitions, ou encore pouvoir ajouter un bonus supplémentaire sur votre arme… Vous pourrez avoir jusqu’à 3 perks dans les parties.
Enfin, selon votre nombre de tués lors d’une partie ou, et c’est une nouveauté, si vous aidez un allié à remplir un objectif ou que vous en remplissez un vous-même, vous pourrez déclencher des aides. Les Killsteaks : « Assault Strike Package » ou « Supporte Strike Package », voire « Specialist Strike Package ». Drone d’assaut, hélico de soutien, veste balistique, drone de reconnaissance, bombardement, armure de Juggernaut… il y a plein de petites choses que vous pourrez débloquer en pleine partie et qui vous apporteront du matériel supplémentaire ou des moyens de tuer massivement vos adversaires.

screenDeux types de parties sont disponibles pour ce multi. Les parties ouvertes permettent de jouer avec n’importe qui dans le monde. Elles proposent les classiques modes de jeux : Match, Team Deathmatch, Free for all, Domination, …etc. Mais deux nouveaux modes font leur apparition.
Le premier est excellent. C’est Kill Confirmed. A chaque ennemi abattu, il lâche deux plaques d’identification. Vous devrez les récupérer pour « confirmer la mort » et marquer un point. Si un ennemi les récupère avant vous, le point ne sera pas marqué.
Le second est Team Defender est une capture de drapeau. Le joueur garde le drapeau, protégé par son équipe, tandis que les ennemis tentent de le reprendre. L’équipe qui gagne est bien entendu celle qui a eu le plus longtemps le drapeau.

screenscreen

screenLe second type de parties est classé sous l’appellation « private match ». Ces parties se déroulent uniquement avec vos listes d’amis et ne permettent donc pas de jouer avec n’importe qui. Il faudra donc développer votre cercle de connaissance…
On y retrouve les modes classiques, plus de nouveaux modes de jeux bizarrement exclusifs.
Infection : une personne infectée, chaque fois qu’elle tue quelqu’un, il devient infecté à son tour, à la façon de ce que l’on pouvait voir dans Aliens vs Predator.
Drop Zone demande de tenir la zone d’une carte. Cette zone se déplace à intervalles réguliers sur toute la carte.
Team Juggernaut : chaque équipe a un Juggernaut, un personnage surarmé et surprotégé, joué par un joueur pris au hasard. Il faut abattre celui de l’ennemi.
Juggernaut : Tuer le Juggernaut vous transforme en Juggernaut à votre tour.
Gun Game : chaque fois que vous tuez quelqu’un, vous obtenez une meilleure arme et devez toutes les collectionner en premier.
One in the Chamber : gagnez des munitions en tuant des ennemis.

screenPersonnellement, j’ai beaucoup apprécié le Kill Confirmed, le Drop Zone ou Infection. Les autres modes, plus classiques, ne sont pas déplaisants, mais ce sont véritablement les trois qui m’ont le plus séduit. Juggernaut a également son intérêt et son petit plaisir sadique puisqu’il est totalement injuste. Vous pouvez en effet tirer tout ce que vous pouvez sur le Juggernaut, il suffit que la dernière balle soit tirée par un autre pour que vous ne deveniez pas Juggernaut mais que ce soit lui. Jouissif d’injustice, surtout quand on gagne et qu’on entend ses petits camarades (d’autres rédactions) hurler à l’infamie.

Notez enfin que ces « Private Matches » sont, surtout, totalement paramétrables. On peut choisir les cartes, leur ordre, les armes, leur nombre, les munitions, les respawn, les équipes, les dégâts, tout.

Pour finir, Call of Duty Modern Warfare 3, s’il n’innove pas vraiment en termes de multijoueur, reste tout de même un grand classique du genre. Il se démarque de son concurrent principal par le fait que ses parties sont rapides, et très rythmées. Il est rare de rester plus de 30 secondes vivant, ou de passer plus de 10-15 secondes sans tirer un coup de feu. Bref, ça dépote au quart de tour. Certains préfèreront des parties plus posées, plus tactiques. Soit. Il n’empêche que ce multi est, une nouvelle fois, complet, bien foutu, bien géré, et devrait donc combler toutes vos attentes. Il est même, à bien y regarder, plus équilibré que les anciens opus. Donc forcément plus plaisant.
Un nombre important d’armes, pas mal de cartes Spec Ops ou multi incluses dans le jeu de base, sans avoir à se payer un DLC hors de prix, bref, c’est un sans-faute total pour cette partie du jeu.


image

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Call of Duty Modern Warfare 3, test multijoueur (PC, Xbox 360, PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Activision

Développeur : Infinity Ward

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 10/10

 

 

Images du jeu Call of Duty Modern Warfare 3, test multijoueur (PC, Xbox 360, PS3) :

0