AMY (XBLA/PSN/PC)

 

Publié le Lundi 30 janvier 2012 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Test AMY (XBLA/PSN/PC)

Tu veux bien être mon AMY ?

imageBien connu des joueurs des années 90, Paul Cuisset fait son grand retour avec Amy, un survival horror assez ambitieux et au concept original. Proposé en téléchargement et à petit prix, le titre nous avait fait bonne impression lors de ses présentations. Reste à savoir si le petit diamant espéré n'est finalement pas qu'un simple bout d'oxyde de zirconium.

L'aventure débute alors que vous êtes bien gentiment assis dans un train roulant en direction de Silver City. Vous êtes Lana, une jeune femme blonde accompagnée de Amy, une petite fille autiste. Tout se passe bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'une explosion rugisse non loin de là. Votre train déraille et vous vous réveillez quelques minutes plus tard, seule. Aucune trace d'Amy à l'horizon. Pire encore, les morts reviennent à la vie. Chouette ! Surtout quand on est une nana habillée en tailleur, qui doit peser 50 kg toute mouillée et qui ne sait pas se battre.

screenEt c'est justement là que réside l'une des particularités du titre. En effet, plutôt que de proposer un gameplay basé sur du dézingage de zombies à la pelle, Amy demande de se la jouer Solid Snake en étant le plus discret possible car généralement, vous n'aurez guère mieux qu'un vieux bout de bois ou un pied de biche pour vous défendre. Des objets qui se dégraderont d'ailleurs rapidement, au point de devenir vite inutilisables. Pour éviter la confrontation, plusieurs options s'offrent à vous. A commencer par vous planquer simplement dans une armoire ou sous un bureau. Mais, bien plus fun à faire, vous pouvez profiter de l'infection qui a ravagé Silver City et qui touche également Lana afin de passer inaperçu. En effet, en la laissant se répendre dans son organisme, notre héroïne peut passer ni vue ni connue auprès des gens infectés. Revers de la médaille, si vous mettez trop de temps à vous soigner, vous mourez. Effet sympathique, au fur et à mesure que l'infection se propage dans votre organisme, vous entendez des chuchottements de plus en plus insistants, l'affichage prend une teinte rougeâtre et l'image se déforme. Pas mal pour l'immersion. 

screenL'autre particularité du titre est de proposer un gameplay qui s'appuie sur la complémentarité entre les deux personnages. Si Lana est bien celle qui protège Amy des vilains infectées une fois qu'elle l'a retrouvée, la petite Amy est celle qui permet à Lana de survivre à l'infection. En effet, la petite fille muette est étrangement la seule à ne pas être touchée par le virus et elle a en plus le pouvoir de limiter la propagation de ce dernier dans l'organisme de toute personne qui se situe à proximité d'elle. Autant vous dire qu'il faudra le plus possible avancer main dans la main avec la fillette. Autre particularité de cette dernière, elle peut également apprendre tout un tas de pouvoirs bien utiles, comme par exemple, faire apparaitre une bulle qui absorbe les sons. D'autre part, en lui tenant la main, vous pourrez sentir les battements de son coeur via les vibrations de la manette. Son rythme cardiaque accélérant quand un danger se profile à l'horizon, c'est un bon moyen d'anticiper un peu sur ce qui va arriver. Amy est également capable d'accéder à certaines pièces dont l'accès et trop étroit pour Lana (enfin en théorie hein, parce que ce n'est pas toujours le cas...) afin d'y activer un interrupteur, par exemple.

 

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Reste que voila, si le titre ne manque pas d'originalité dans le genre, un proposant un gameplay assez frais, sa réalisation pêche quand même pas mal.

screenTechniquement déjà. Si les effets d'ombres et de lumières sont plutôt réussis et qu'il est normal que le titre ne rivalise pas avec les grosses productions actuelles, les décors sont loin d'être une tuerie et certaines textures sont bien pixellisées. Mais ce qu'on peut vraiment lui reprocher sur le plan technique, ce sont les baisses fréquentes de framerate. Dès qu'il y a un peu trop de monde à l'écran, hop, ça saccade.

On peut également reprocher à Amy une trop grande répétitivité. Bien souvent, pour progresser entre les sections d'un niveau, il faut trouver une carte pour ouvrir une porte bloquée. A vous de trouver comment y accéder. Et c'est un peu tout le temps le même schéma. Histoire de rendre le truc encore un peu plus chiant et lourd, dès que l'on rentre en interaction avec un élément du décor, on a le droit à une cut-scene bien naze. Genre Lana qui grimpe à l'échelle. Amy qui marche dans un conduit. Amy qui sourit quand elle a activé le bon truc. Ca passe une fois, ça passe deux fois, mais au bout d'un moment, on sature. C'est lourd.

screenOn peut également parler de lourdeur au niveau des contrôles d'ailleurs. Si Lana pèse à peine une cinquantaine de kilos, on a quand même l'impression de diriger un semi-remorque. J'avoue que si ce point ne m'a personnellement pas géné plus que ça et que je qualifierais les contrôles du titre "à l'ancienne", les néophytes, ceux qui sont habitués à jouer à du survival où les mecs se dirigent facilement, risquent de faire la grimace.

Que penser donc, de ce Amy ? Et bien quand même pas mal de bien. Si effectivement, le titre est loin d'être une tuerie et qu'il possède quelques tares, il ne faut pas oublier qu'il s'agit avant tout d'un titre en téléchargement et à petit prix. Et à 10 € la petite dizaine d'heures pour en voir le bout, il serait dommage de bouder son plaisir et de ne pas lui pardonner ses quelques problèmes. D'autant que l'ambiance générale du titre est réussie. A tester pour les amateurs du genre.
 
 

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AMY (XBLA/PSN/PC)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Lexis Numérique

Développeur : VectorCell

PEGI : 18+

Prix : 10 €

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