Total War Shogun 2 : La fin des Samouraïs (PC)

 

Publié le Vendredi 30 mars 2012 à 12:00:00 par Tristan Bories

 

Test Total War Shogun 2 : La fin des Samouraïs (PC)

La fin du fin

imageL’un des fleurons du jeu de stratégie au tour par tour revient avec une extension dénommée La fin des Samouraïs. Après un épisode consacré à la période du Sengoku Jidai, direction cette fois l’ère moderne. La campagne s’attache ainsi à nous faire revivre la tumultueuse période de la guerre de Boshin. Il s’agit en effet d’une sombre époque où le Japon s’est retrouvé tiraillé entre son désir d’accéder aux technologies occidentales et son attachement aux traditions ancestrales.

Pour ce qui est du gameplay à proprement parler, sachez qu’il reste quasiment le même. C’est d’ailleurs pour cela que je renvois les joueurs souhaitant découvrir la série vers notre précédant test, celui-ci décrivant plus en détails les mécaniques propres à la série des Total War.
Parlons maintenant des nouveautés. Lors du lancement de la campagne, on a désormais le choix entre 10 nouvelles factions. Celles-ci sont fragmentées en deux principaux camps : Les troupes restées fidèles à l’Empereur et celle du Shogun. Les différences entre ces factions sont similaires à celles que l’on avait déjà pu voir dans l’épisode original. C’est-à-dire que chaque faction dispose de certains avantages uniques ainsi que d’un niveau de difficulté propre. Pour ce qui est des unités, sachez que leur nombre ne cessera de croitre au fil des tours mais aussi en fonction des décisions que vous prendrez au niveau diplomatique. Par exemple si vous décidez de soutenir les occidentaux lors d’un conflit au sein de l’une de vos cités, ceux-ci vous en seront reconnaissants en mettant à votre disposition de nouvelles unités. Il s’agit là de jongler entre le bonheur de vos sujets et la puissance de vos troupes, car les renforts occidentaux sont en général bien plus puissants sur le champ de bataille. Le niveau de bonheur dans les villes est cette fois en relation directe avec votre proximité envers des occidentaux. Alors qu’auparavant il fallait se méfier des nouvelles religions (comme le christianisme), il vous faudra cette fois trouver un juste milieu entre avancées technologiques et soutien de la population. Car en cas de mécontentement général, les sujets seront enclin à la révolte et renverseront le pouvoir établi.

screenscreenscreen

screenLes unités spéciales ont également subi quelques changements. Le metsuke, ou agent secret, se dénomme désormais Shinsen Gumi. Il s’agissait à l’époque de troupes spéciales restées fidèles au Shogun Tokugawa. Aussi réputés que redoutés, les Shinsen Gumi et leur fameux kimono bleu avaient la lourde charge de faire régner la loi au sein des villes. Cet aspect historique est d’ailleurs repris dans le jeu puisqu’il est possible de les mettre en garnison dans une ville afin de maintenir un certain niveau de bonheur.
En terrain adverse, ceux-ci peuvent soit assassiner un Daimyo (un seigneur de guerre), soit pousser une ville à la révolte. L’autre nouvelle unité spéciale, c’est l’agent étranger. C’est en quelque sorte le frère ennemi du Shinsen Gumi. Outre sa capacité à semer la zizanie dans les villes ennemies, il peut également apporter un surplus d’expériences aux troupes lorsqu’il est mis en garnison dans une cité que l’on contrôle.
On retrouve ensuite des unités classiques, comme le ninja ou encore la geisha.

screenCôté champs de bataille, les fusils remplacent désormais les arcs et les flèches. Les combats sont toujours aussi impressionnants et massifs. Le détail conféré aux nouvelles unités n’a rien à envier à son ainé grâce notamment à des textures saisissantes de réalisme. Il serait trop long d’énumérer ici en détail les nouvelles unités, sachez juste qu’il y en a plus de quarante et qu’elles apportent un véritable plus au niveau stratégique. On notera néanmoins l’arrivée de nombreuses unités navales ainsi que leur utilité lors des batailles terrestres. En effet, il est désormais possible de demander à notre flotte d’effectuer un tir d’artillerie sur le champ de bataille, à condition bien-sûr que celle-ci soit à portée de canon. Les navires peuvent également bombarder les villes ainsi que les installations en dehors des batailles, ce qui s’avère redoutable.

screenscreenscreen

Le titre dispose d’un arbre des technologies tout aussi fourni que ses ainés. Il est découpé de manière traditionnelle avec deux branches, une pour les avancées militaires, l’autre pour les avancées technologiques. Le choix des technologies se révèlera tout aussi crucial que dans shogun 2 puisque chaque recherche permettra ensuite de débloquer soit de nouvelles unités, soit de nouveaux bâtiments.

screenLe rythme des tours a lui aussi été quelque peu modifié. Alors qu’auparavant un tour correspondait à une saison, chaque saison est désormais divisée en quatre tours. Ce qui rallonge la durée des hivers et donc l’aspect stratégique du déplacement des troupes.

Pour conclure, je dirai que cette extension est en tous point une réussite. On retrouve avec un plaisir les mécanismes bien rodés de la série tout en profitant de toute une flopée de nouveautés. L’univers est à la fois réaliste et crédible, notamment grâce à des graphismes toujours aussi soignés. On salue donc cette nouvelle extension qui a su une nouvelle fois nous démontrer tout le talent des studios Creative Assembly.

 
image



 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Total War Shogun 2 : La fin des Samouraïs (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Sega

Développeur : The Creative Assembly

PEGI : 16+

Prix : 30 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Images du jeu Total War Shogun 2 : La fin des Samouraïs (PC) :

0