Max Payne 3 (Xbox 360, PS3, PC)

 

Publié le Jeudi 24 mai 2012 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Max Payne 3 (Xbox 360, PS3, PC)

Mort ou Renaissance ?

imageMax Payne sans New York, sans les décors usés d’une ville noire, sans les balades nocturnes et cauchemardesques, sans la déprime inhérentes à la cité décadente, ce n’est plus vraiment Max Payne, n’est-ce pas ? Le long par-dessus élimé et poussiéreux qui traîne dans les flaques d’eau que même un rat déshydraté ne voudrait pas boire… tout ça appartient à l’histoire.

Aujourd’hui, Max fait à tour au Brésil, au milieu des putes et des cariocas. Voilà qui va changer niveau ambiance, non ?

Sauf qu’il ne faut pas oublier : le jeu est signé Rockstar. Vous savez, Rockstar. Les types qui vous livrent des Red Dead Redemption sans crier gare, des GTA à tire-larigot et, perso, mon préféré (oui ben on ne se refait pas), un Tennis Table d’anthologie. Alors on a confiance, on met la galette dans le lecteur, et on joue. Et finalement, quand on relève la tête, on s’aperçoit qu’on est le lendemain, que moumoune a vidé ses placards et est retournée vivre chez sa mère, emmenant les gamins avec elle. Me resservirait bien un whisky, moi.

Max Payne a quitté New-York. Et alors ? C’est toujours le même type, avec quelques années en plus. Le bide a suivi l’exponentielle consommation d’alcool du héros, soit. Max est vieillissant. Mais c’est toujours une loque déprimée, qui noie son chagrin dans l’alcool. Sa femme est morte. Sa fille est morte. Mona est morte. Il survit avec ses cicatrices toujours à vif, buvant du mauvais whisky et se gavant d’antidouleurs.
Et vous découvrirez le pourquoi du comment il a dû se résoudre à quitter la Grosse Pomme pleine de vers via des niveaux flashback qui ravivent ces souvenirs du sol américain.

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screenAujourd’hui, pourtant, Max est à Sao Paulo. C’est un ancien collègue qui l’a appelé à la rescousse pour servir de garde du corps à une riche famille. Il fait son job, toujours avec cette nonchalance et cette apparente décontraction, ce détachement qui n’est qu’un bouclier pour se protéger de ses propres sentiments, acerbes et à vifs. Car Max est toujours déprimé et dégoutté de ce qu’il voit, de ce qu’il fait, de ceux qu’il protège. En témoignent ses commentaires en voix off. Une autre marque de fabrique de la série, ça, les voix off du héros. Elles sont toujours là, toujours aussi percutantes, toujours aussi noires.

Jusqu’au jour où Fabiana Branco, la femme du chef de la famille qu’il protège, est enlevée. Max va alors tout faire pour la retrouver. Et plonger la tête la première dans une histoire bien plus sombre, bien plus violente, bien plus énorme que ce qu’un simple kidnapping pouvait laisser présager.

screenMax Payne 3 jouit d’un scénario aux petits oignons. On y suit un héros qui plonge un peu plus aux enfers, et va d’ailleurs changer physiquement tout au long du jeu pour finir comme une sorte de John McLane de « Piège de Cristal ». La différence c’est que Max n’a pas la vanne facile. La gâchette, oui, par contre. Plus sombre, plus violent, il défouraille sans compter et n’a pas d’état d’âme. Le tout est servi par une excellente ambiance et un doublage parfaitement maîtrisé.
Ajoutez des décors variés, fouillés, et des animations quasiment parfaite (celle du héros est une véritable tuerie), et vous allez en prendre plein les mirettes. Une sorte de blockbuster hollywoodien du meilleur cru, avec de la psychologie à vous en plomber votre joie de vivre.

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screenCe n’est pas tout. On retrouve les éléments qui ont réussi à porter la série aux nues. Le fameux Bullet Time qui permet de flinguer ses ennemis aux ralentis. Les antidouleurs qui vous soignent parce que prendre 3-4 balles seulement signifie votre mort assurée. On saute, on virevolte, on plonge, et lorsque l’on choit à terre, on peut continuer d’allumer au sol dans des mouvements d’un réalisme troublant. C’est bien foutu, c’est fun, c’est d’une jouabilité à toute épreuve. La prise en mains est parfaite, bref, c’est encore mieux que les jeux originaux (si, si, rejouez-y et vous comprendrez).
Hyper rythmé, le jeu s’offre même le mélange de scènes d’actions et de cinématiques incluses un peu partout. Qu’il s’agisse des « kill cam » lorsque vous shootez un type avec brio, qu’il s’agisse de scènes qui s’insèrent dans l’action…

Bref, Max Payne 3 est une digne suite de ses prédécesseurs. Noir, violent, sans concession, il s’offre même le luxe de proposer un scénario parfaitement maîtrisé et une réalisation technique de haute volée.

screenOutre le mode solo qui vous occupera une dizaine d’heures, vous pourrez également tâter d’un excellent mode multijoueur. Comme souvent, il vous permettra de gagner de l’expérience au fil des parties et de vous offrir de nouvelles armes, de nouveaux habits, de nouveaux personnages, et j’en passe. Des modes classiques du genre « Deathmatch, Team Deathmatch ou Capture the flag », aux modes plus originaux comme « Chasse à l’homme » durant lequel deux joueurs incarnent les héros et le reste tentent de les tuer, sans oublier le mode Gang Wars qui mélange les modes via 5 missions consécutives, ce multi permettra de réunir 8 à 16 joueurs selon les modes. Le bullet time est y est bien géré comme bonus, l’action est rythmée et les kills fréquents, bref, c’est une vraie montée d’adrénaline.

Pour conclure, ce Max Payne 3 est un excellent cru. Très bonne réalisation, très bon jeu, doté d’un bon scénario, d’une très bonne jouabilité… que demander de plus ? Une bouteille de whisky et une boîte d’antidépresseurs, éventuellement…
En tout cas, c’est vraiment du tout bon.

 
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Max Payne 3 (Xbox 360, PS3, PC)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Rockstar Games

Développeur : Rockstar Games

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu Max Payne 3 (Xbox 360, PS3, PC) :

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