Players, la critique du film

 

Publié le Mercredi 25 septembre 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Players, la critique du film

Avec Ben ''Batman'' Affleck et Justin Timberlake dedans

imageRichie (Justin Timberlake) est étudiant dans la prestigieuse université de Princeton. Il arrive tant bien que mal à payer ses frais de scolarité en parrainant d’autres étudiants à des sites de poker en ligne. Quand le recteur vient à l’apprendre, il lui intime l’ordre de cesser ses activités « contraires à l’éthique » de son établissement. Richie décide alors de tout miser sur une partie. Mais les choses tournent mal et il perd toutes ses économies. Avec l’aide de ses amis, il étudie les probabilités pour que l’adversaire qui l’a plumé ait pu aussi bien jouer. Les résultats ne laissent pas de place au doute : il a été arnaqué. Il décide alors d’aller au Costa Rica retrouver Ivan Block (Ben Affleck), le créateur du site de poker, pour lui demander des comptes. Sur place, Ivan, impressionné par l’aplomb de Richie, décide de le prendre sous son aile et de l’intégrer à son business. Mais bien évidemment, les choses ne vont pas tourner comme il l’avait prévu…

Mitigé. C’est le sentiment qui m’étreint après avoir vu Players, hier soir, en avant-première au cinéma. D’un côté, Justin Timberlake assure ce qu’il faut. Beau gosse, bon acteur, il tient tout le film sur ses épaules. Du début à la fin. Il est, à peu de choses près, sur toutes les images, dans toutes les scènes. Et il s’en sort avec brio. C’en est tellement agaçant, finalement, de voir un type avec tellement de talent (musique, cinéma…) qu’on a envie de le détester. Mais c’est impossible. On tombe sous le charme.
Ben Affleck, lui, s’en sort également avec les honneurs. De quoi faire taire (pour quelques secondes) les détracteurs qui n’en veulent pas dans le rôle de Batman. Mais il a une certaine stature, dans le film, et même avec sa gueule de premier de la classe, il arrive à camper un pourri convaincant.
On évitera de parler de Gemma Arterton dont le rôle de potiche n’a strictement aucun intérêt et si la demoiselle n’en est pas moins charmante, elle n’a clairement pas un personnage à sa mesure.

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Côté réalisation, Brad Furman s’en sort également bien. Pour son troisième long métrage (le précédent était « La défense Lincoln »), il offre une copie soignée. On aurait peut-être aimé quelques vues plus larges et plus somptueuses du Costa Rica, voire quelques scènes supplémentaires pour mettre l’accent sur la vie idyllique que mènent en apparence les protagonistes. On aurait peut-être aimé également une scène de sexe moins bâclée… mais globalement, ça tient bien la route et quelques plans sont audacieux et bien réalisés.

screenOn sera moins indulgent, finalement, sur le scénario. Complètement bateau et prévisible, il se paye même le luxe de vous annoncer des plombes à l’avance ce qui va réellement se passer à la fin. Le retournement de situation est donc convenu, et surtout, s’appuie sur des raccourcis fumeux. La nana séduite par le héros beau gosse et qui se range donc à ses côtés, les bakchichs qu’il distribue et qu’il sort d’on-ne-sait-où, auquel on rajoutera pour le fun le pote disparu au cœur de 15 minutes d’inquiétude de la part du héros et dont le cas est réglé avec une petite phrase lorsqu’on lui dit « c’est bon, l’a retrouvé, il va bien ». Ajoutez un flic sans consistance qui ne débarque que pour relancer l’intérêt du spectateur mais qui, au final, n’a qu’un impact très réduit sur l’histoire, et le constat n’est pas forcément brillant.
On évoquera aussi un truc qui m’énerve passablement : pourquoi dans tous les films américains, mais alors tous sans exception, on planque le fric dans une enveloppe jaune, bien voyante, et surtout bien pliée pour faire voir la forme des billets ? Je ne sais pas, moi, mais quand vous voulez filer du fric en loucedé, sans que personne ne s’en rende compte, vous trouvez un contenant moins banal et moins voyant, non ?

Au final, Players n’est pas pour autant un mauvais film. Il se laisse regarder comme un bon petit film du dimanche soir sur TF1. Sans génie, sans passion, mais sans déplaisir non plus. On est loin du chef d’œuvre, mais on est loin d’avoir une bouse également. Sympathique, donc, mais pas inoubliable.

 

 
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Plateformes :

Editeur : Twentieth Century Fox France

Développeur : Brad Furman

PEGI : 7+

Prix : Cinema

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