Dishonored: Definitive Edition (Xbox One, PS4)

 

Publié le Mercredi 2 septembre 2015 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Dishonored: Definitive Edition (Xbox One, PS4)

Raté

imageSorti en octobre 2012, il y a donc presque 3 ans, Dishonored revient dans une version Definitive Edition sur Xbox One et PS4. En attendant une suite, prévue sans doute pour l’année prochaine, les joueurs peuvent donc se replonger, ou se plonger tout court, dans cette formidable histoire qui a marqué le jeu vidéo. A tel point que vous l’avez, à l’époque, élu meilleur jeu de l’année 2012.

On vous en rappelle le pitch : Le Royaume et sa capitale, la ville de Dunwall sont en proie à une épidémie de peste. La population se meurt. Les habitants agonisent jusque dans les rues… Le mince espoir d’un remède est entre les mains de Corvo, le garde du corps personnel de l’Impératrice. Il a été envoyé dans les îles, demander de l’aide aux voisins du Royaume. Mais il rentre bredouille… Alors qu’il va faire son rapport et annoncer la mauvaise nouvelle, d’étranges assassins semblant capables de se téléporter sur de courtes distances font leur apparition. Ils tuent l’Impératrice, kidnappent sa fille Emilie, et laissent Corvo à moitié inconscient, avant de disparaître.
Pas de bol, vous êtes Corvo. Vous gisez à côté du cadavre de la personne que vous deviez protéger.
Emprisonné, vous êtes libéré par un étrange personnage : l’Outsider, un être mythique qui va vous permettre d’acquérir des pouvoirs magiques. Détection des ennemis à travers les murs, téléportation à courte distance, incarnation temporaire dans un autre être vivant, qu’il soit humain ou animal, appel d’une nuée de rats…

Un gameplay simple, mais efficace, exigeant et original, la possibilité de combiner les pouvoirs (appel d’une nuée de rats pour attaquer ses ennemis, et s’incarner dans un pour fuir), le tout dans une ambiance formidable ont fait de Dishonored un jeu qui a marqué les esprits.


screenVous avez également la possibilité de jouer de différentes manières. Il y a toujours plusieurs façon de résoudre une quête, que ce soit en s’infiltrant dans un lieu sans se faire remarquer, ou en y allant en frontal façon bourrin.

Mais la plus grande force de Dishonored réside dans son univers : Une ville oppressante, dévastée par la peste. Des cadavres partout. Des rats dans les rues, dans les bâtiments. La Police qui patrouille dans chaque rue et veille au respect de la quarantaine, voire à l’élimination de toute personne croisée en qui elle voit un danger potentiel. Quant à vous… votre tête est mise à prix. Vous avez beau la cacher sous un masque, elle se retrouvera au bout d’une pique si vous croisez le chemin des forces de l’ordre. Bâtiments en quarantaine, barricadés par des poutres ou par des engins mécaniques, appartements dévastés et abandonnés… C’est dans cette ambiance que vous évoluez.

Le level design a été remarquablement pensé. Les décors intelligemment pensés. On y croit. On plonge dans ce désespoir humain. Dans cette cité terrible et étouffante. Et même si vous voyagez de quartier en quartier, chaque portion étant relativement restreinte, offrant des niveaux d’une grandeur toute relative, on y évolue avec délectation et avec un plaisir incommensurable.

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Reste à savoir ce que ce portage sur nouvelle génération de consoles vaut. Déjà, il faut savoir que cette Definitive Edition comporte les trois extensions sorties pour le jeu : Dunwall City Trials, La Lame de Dunwall et Les Sorcières de Brigmore. Les deux dernières vous plongeront dans la peau de Daud, l’assassin de l’impératrice, et vous permettra de découvrir ses motivations et ses remords. Ils n’apportent rien de réellement nouveau au gameplay ou à l’aventure, mais sont à la hauteur du jeu de base, à savoir bien faits et dotés d’un level design de haute volée.

screenSeulement c’est bien là le seul intérêt de cette version « nouvelle génération ». Car à la nouvelle génération, justement, cette Definitive Edition ne fait clairement pas honneur. Les graphismes sont indignes des nouvelles consoles. Si un effort a été fait et que oui, le jeu est quand même plus joli que sur Xbox 360 ou PS3, il n’atteint même pas la qualité du PC à l’époque. On retrouve encore des textures baveuses et floues, ou des temps de chargement bien trop longs, même s’ils sont rares. Pire encore : le jeu est plafonné à 30 images par seconde. Un portage fait à la va-vite, donc, voire bâclé, et qui n’apportera strictement rien à ceux qui ont déjà eu le plaisir de jouer au jeu sur les anciennes consoles.

Par contre, bien entendu, le jeu en lui-même étant excellent, si vous n’y avez pas joué, vous n’avez aucune excuse pour ne pas succomber cette fois-ci au plaisir de découvrir ce Dishonored dont la suite est clairement l’un des jeux les plus attendus. La note, clairement basse, est donc principalement due à la qualité du portage, et non pas à la qualité du jeu qu'elle, nous ne remettrons pas en cause.

 

 
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Dishonored: Definitive Edition (Xbox One, PS4)

Plateformes : Xbox One - PS4

Editeur : Bethesda Softworks

Développeur : Arkane Studios

PEGI : 18+

Prix : 40 €

Dishonored: Definitive Edition (Xbox One, PS4)

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