Metro Exodus (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Jeudi 14 février 2019 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Metro Exodus (PC, PS4, Xbox One)

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imageSi vous vous reportez à mes tests de Metro 2033 en 2010 et Metro Last Light en 2013, vous vous rendrez compte que je n’ai pas été transcendé par la saga jusque-là. Oh, ce sont des jeux honorables. Recommandables si vous les trouvez à bon prix. Avec une belle ambiance, une histoire originale, certes.
De la même manière, les livres ont soufflé le chaud et le froid. J’ai beaucoup aimé Metro 2033, nettement moins Metro 2034, un peu plus Metro 2035…

Bref, la saga Metro est une série que je maîtrise plutôt bien, sans pour autant être accroc ou même réellement fan.

J’avais également de gros doutes sur ce Metro Exodus qui quittait les couloirs sombres et flippants d métro moscovite, pour nous emmener sur les rails de l’extérieur, vers des paysages enneigés…
Et si je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je restais réellement sur mes gardes…

Dans Metro Exodus, on joue le célèbre héros de la saga, Artyom. Ce dernier, obsédé par des visions étranges, est persuadé que d’autres survivants sont là, dehors… Et il s’aventure chaque jour un peu plus loin pour essayer de les contacter, avec sa radio.
Lorsqu’il tombe nez à nez avec un convoi ferroviaire, accompagné d’Anna, sa femme, il découvre que ses supérieurs de la faction de l’Ordre lui ont menti depuis longtemps. La vie existe à l’extérieur. Moscou est simplement sous « quarantaine » au niveau des communications, pour éviter d’être à nouveau la cible d’une attaque nucléaire, puisque la guerre n’est pas finie, semble-t-il.
Mais un concours de circonstances va pousser Artyom à trahir les siens. Accompagné de sa femme et d’amis de son unité, tous sous la direction de son beau-père, Miller, Artyom va fuir Moscou et l’Ordre et tenter de rejoindre le gouvernement Russe, situé dans l’Oural. Un long voyage qu’ils vont effectuer à bord d’un train…


screenToute cette introduction vous tiendra en haleine une bonne heure, facile, via un scénario sympathique, même si très prévisible. A noter qu’Artyom ne parle toujours pas : vous n’entendrez jamais sa voix et certains dialogues peuvent donc paraître… étranges. Le choix peut se comprendre, mais pour le coup, cela vous sortira parfois du jeu…
Mais bref. Après quelques dédales intérieurs, vous voilà donc jeté sur les routes de Russie. Ou plutôt, sur les rails de Russie. Bien entendu, cela ne va pas être de tout repos. Et rapidement bloqué, vous devrez sillonner une large zone, présentée comme un monde semi-ouvert, pour progresser dans l’aventure. Libre à vous de l’explorer chaque recoin, chaque point d’intérêt sur votre carte. Si certains lieux doivent impérativement être visités pour faire avancer l’histoire, d’autres sont tout ce qu’il y a de plus accessoires, comme certains camps de bandits. Sachant que vous pourrez peut-être y trouver des armes, des composants pour améliorer les vôtres ou fabriquer des équipements et munitions, mais que le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle : sur votre route, de nombreux monstres et bandits vous feront barrage…

screenQuoi qu’il en soit, passer des couloirs sombres et suintants du métro à des extérieurs enneigés et boueux pouvait faire craindre à un vrai changement d’ambiance et de ressenti. Il n’en est rien. Grâce à un excellent level design, pourtant assez simple, 4A Games réussit à une nouvelle fois nous plonger dans un enfer post-apocalyptique flippant à souhait. La musique, magistrale, ajoute une touche non négligeable à cette atmosphère oppressante.

Si vous aurez envie de chatouiller chaque monstre ou ennemi de votre Kalachnikov de fortune au début du jeu, rapidement vous vous rendrez compte que les munitions sont rares et les éléments pour les fabriquer également. Donc vous aurez tendance à ne pas chercher la confrontation, surtout face aux monstres. Et à dézinguer silencieusement, au couteau, les bandits…
Le jeu, d’ailleurs, se montre permissif, en raison d’une IA pas toujours au top, même si elle est loin d’être catastrophique ou complaisante. Une fois repéré, les ennemis, humains ou non, n’hésiteront pas à vous contourner pour mieux vous surprendre.

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screenL’impression d’oppression vient aussi des armes. Vous aurez à gérer vos munitions, à les fabriquer et à en trouver, et comme elles sont rares, il faudra faire attention à ne pas arroser comme un débile. Vous devrez aussi nettoyer vos armes pour ne pas perdre en efficacité, et vous pourrez les améliorer avec différentes parties (crosse, canon, silencieux, magasin…).

En attendant, donc, grâce à un level design soigné, grâce à une bande-son aux petits oignons (vous aussi, vous paniquerez en entendant arriver des monstres qui grognent…), grâce à un cycle jour/nuit géré (il suffit parfois d’attendre dans une « safe house » que le jour se lève pour que ce soit moins flippant, mais avouez que c’est alors moins drôle), grâce à pas mal de passages qui se font dans des tunnels, des maisons mal éclairées ou des souterrains, vous allez retrouver cette ambiance Metro comme on les aime.

Chapeau aux développeurs aussi pour le graphisme du jeu. Testé sur PC, Metro Exodus est une petite merveille. Une belle claque visuelle. Et même si on repèrera çà et là quelques bugs et surtout des soucis de collisions entre les corps des ennemis tués et les décors, il n’empêche que les extérieurs sont magistraux, les bâtiments délabrés somptueux et que, globalement, votre carte graphique, si elle tient la route, va envoyer du lourd.

screenPour finir, on vous tiendra quand même au courant d’un bug bien pourri qui nous est arrivé, qui a été remonté à 4A Games et qui devrait donc être corrigé lorsque vous y jouerez : lors de la fin de la zone de la Volga, quand vous prenez l’ascenseur pour aller à la salle de commandes sur le pont, ne sauvegardez pas manuellement à cet endroit, mais uniquement une fois sorti : la sauvegarde automatique vous renvoie dans cet ascenseur… coincé entre deux étages et sans possibilité de le relancer ni d’en sortir… Si comme moi, vous avez eu le malheur de sauvegarder manuellement au même endroit, et que vous mourez juste après, vos deux sauvegardes vous renvoient là-bas… et vous devez donc recommencer le chapitre depuis le début, perdant au bas mot 6 à 7 heures de jeu… soit la moitié de sa durée de vie.

Alors oui, cette malheureuse expérience aurait pu m’enrager et me faire cracher sur Metro Exodus. Seulement voilà, c’est un bon jeu. Pardon, c’est un excellent jeu. Captivant, prenant… il va vous scotcher pendant des heures. Et même cette mésaventure ne nous a pas empêchés de retourner au charbon. Preuve que Metro Exodus est une réussite. Mieux encore : à l’heure où les développeurs ne jurent plus que par les Battle Royale, ça fait du bien d’avoir un jeu solo qui déboîte. Du très très grand art.

 

 
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Metro Exodus (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Deep Silver

Développeur : 4A Games

PEGI : 18+

Prix : 60 €

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