Destiny Connect : Tick Tock Travelers (Nintendo Switch)

 

Publié le Mercredi 4 décembre 2019 à 12:00:00 par Corentin Castric

 

[Test] Destiny Connect : Tick Tock Travelers sur Nintendo Switch

Le bug de l'an 2000 pour les Nuls

On connaît Nippon Ichi Software pour leurs jeux ciblant les joueurs de J-RPG expérimentés, souvent dans des styles de niche, avec récemment Disgaea 5 ou encore Lapis x Labyrinth. Cependant, avec Destiny Connect : Tick Tock Travelers, c'est totalement l'inverse que semble viser le studio japonais : créer une porte d'entrée vers le JRPG pour les nouvelles générations.
Inspiré par les JRPG classiques, Destiny Connect nous emmène dans la petite ville de Clocknee en compagnie de Sherry, une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche, à la veille d'un nouvel an 2000. Mais cette fois-ci, le fameux bug est bien réel. Le temps s'arrête et une horde de machines hostile s'abat sur la ville. C'est donc accompagnée de Pegreo, son ami d'enfance, et Isaac, un mystérieux robot trouvé dans son sous-sol que Sherry va tenter de résoudre cette situation pour ramener la paix à Clocknee.

Qui dit JRPG classique dit forcément combat au tour par tour. Reprenant ainsi les codes de moult jeux, l'ordre de passage de chaque combattant sera affiché en haut à gauche de l'écran. A chaque tour vous devrez donc choisir parmis plusieurs actions (attaque, défense, compétences, objets ou fuite) afin d'éliminer vos ennemis. Vos compétences, apprises au fur et à mesure des niveaux, utilisent des SP, que vous pouvez récupérer en utilisant des attaques de base, et pourront également être améliorés grâce à certains objets que vous récupérerez au fil de votre aventure et de vos combats.
Cependant, faites attention, car si votre fidèle robot Isaac est mis à terre lors d'un combat, c'est le Game Over automatique. Il faudra donc user correctement de vos attaques et de vos objets pour le garder en vie. Mais Isaac a plus d'un tour dans sa carlingue, puisqu'il peut être amélioré grâce à un système proche du cristarium de Final Fantasy X.

En effet, lors de vos affrontements, vous allez pouvoir récupérer des morceaux de Bronze, d'Argent ou d'Or, qui vous permettront de crafter des "Gears", indispensable pour avancer dans les améliorations de votre robot. Selon son niveau de rareté, chaque Gears octroie plus ou moins de points de statistiques selon la case où vous le placez.
L'écran d'amélioration d'Isaac permet également, si l'on place un Gear particulier en son centre, de débloquer de nouvelles formes (et donc de nouvelles capacités) pour le robot. Ainsi, vous pourrez à votre guise changer votre compagnon en cow-boy, boxeur, ou même pompier, ce qui dévoilera tout un nouveau set de compétences, ce qui vous sera bien utile en combat.



Mais comme un JRPG se distingue également par le déroulé de son histoire, faisons un point là-dessus. Destiny Connect propose un scénario traitant principalement du voyage dans le temps. Ainsi, les paradoxes et l'effet papillon sont plus ou moins traités ici, mais de façon relativement simple. Tout se goupille plutôt bien, et on n'a aucun mal à suivre l'histoire. Malheureusement, le titre souffre d'un manque de mise en scène évident au niveau des cinématiques et des dialogues, qui restent beaucoup trop ciblés à un public jeune. C'est dans de trop rares moments que l'on pourra témoigner d'une certaine dimension épique au récit, et c'est bien dommage.
De même pour l'exploration des zones. On tourne et retourne dans Clocknee, qui est, du coup, la "seule" destination du jeu (bien qu'à différentes époques). On court, on tabasse des machines, on court, on va faire un tour à l'atelier, puis retour au prochain objectif principal. Et c'est tout. Pas de quêtes annexes permettant d'améliorer un lore peu présent, la ville paraît beaucoup trop vide, et le système de voyage rapide tue le peu d'exploration possible dans le titre.

Le jeu se différencie cependant de la masse grâce à sa direction artistique. Pas d'héroïne à forte poitrine ou de méchant à la coupe de cheveux démesurée, mais un style graphique proche de l'animation à la Pixar. C'est raffraîchissant et plutôt maîtrisé, ce qui donne une saveur particulière à l'ensemble. Malheureusement, Destiny Connect montre son véritable point faible au niveau de la technique. Un clipping trop présent, quelques ralentissements, des animations grossières, mais surtout deux choses qui m'ont particulièrement dérangées : l'effet de flou (grain à l'image) permanent, et de nombreux bugs d'affichage en mode portable sur Switch (notamment lors des dialogues à la sauce visual novel).

Au final, Destiny Connect : Tick Tock Travelers est un titre très correct, parfait pour entrer dans l'univers des RPG japonais. Avec une durée de vie d'une vingtaine d'heure en ligne droite (remarque, pas le choix, vu l'absence de quêtes secondaires), le jeu propose des mécaniques simples mais efficace, un système d'amélioration des personnages plutôt attrayant et une histoire relativement prenante. On déplore cependant les problèmes technique cités au dessus, mais également l'absence de traduction française, au profit d'une localisation dans la langue de Shakespeare. Très dommage surtout lorsqu'il s'agit d'un jeu plutôt ciblé pour les jeunes joueurs.

 

 
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Destiny Connect : Tick Tock Travelers (Nintendo Switch)

Plateformes : Wii U - PS4

Editeur : Nippon Ichi Software

Développeur : Nippon Ichi Software

PEGI : 12+

Prix : 39,99 €

Destiny Connect : Tick Tock Travelers (Nintendo Switch)

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