Cruella, la critique du film

 

Publié le Mercredi 23 juin 2021 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Cruella, la critique du film

Wouf wouf

imageEstella Miller est une enfant douée, talentueuse et créative. Elle est aussi dotée d'un tempérament rebelle et d'une particularité capillaire assez remarquable. La moitié droite de sa chevelure est noire tandis que l'autre est blanche, lui donnant un look détonnant.

Malheureusement, être une enfant rebelle dans l'Angleterre des années 60 n'est pas forcément une bonne chose et Estella se retrouve exclue de l'école prestigieuse où elle étudiait en rêvant de devenir créatrice de mode.

Sa mère Catherine et elle déménagent donc vers Londres, en espérant des jours meilleurs pour Estella. Sur le chemin, Catherine s'arrête à une réception prestigieuse dans un manoir surplombant les falaises anglaises, dans le but de demander un service à la maîtresse de maison.

Hélas, à la suite d'un incident déclenché par Estella furetant dans le manoir, les 3 dalmatiens de la maison percutent Catherine en courant et la font chuter, la tuant sur le coup.

Estella n'a pas d'autre choix que de fuir vers Londres, orpheline. Elle fait rapidement connaissance avec Jasper et Horace, deux orphelins vivant de petits larcins.

Les années passent et Estella obtient le boulot de ses rêves, travailler dans la maison de la Baronne Von Hellman, la créatrice de mode la plus talentueuse de son époque.

Mais les rêves ne se déroulent pas toujours comme on les imaginait… et Estella apprend un terrible secret sur sa mère.

Rapidement, Estella va devenir Cruella pour prendre sa revanche sur ceux qui l'ont blessée…


imageCruella est la dernière production des studio Disney. Il est, comme son nom l'indique, centré sur le personnage Cruella d'Enfer, connue pour être la méchante des 101 Dalmatiens, celle qui veut un manteau en fourrure de dalmatien.

Le film, en prise de vue réelle, est réalisé par Craig Gillespie sur une scénario de Dana Fox et Tony McNamara.

Concernant le casting, on retrouve Emma Stone dans le rôle-titre et Emma Thompson dans celui de la Baronne. Viennent ensuite Joel Fry et Paul Walter Hauser dans les rôles de Jasper Horace. Mark Strong, John McCrea, Emily Beecham, Kirby Howell-Baptiste et Kayvan Novak complètent le casting.

Cela ne devrait étonner personne de dire que le film repose presque entièrement sur les épaules d'Emma Stone. Elle a le gros morceau, avec un film dédié à ce personnage que tout le monde aime détester. Et elle s'en sort admirablement bien. Tantôt comique, tantôt machiavélique, tantôt mélancolique, tantôt dangereuse, l'actrice américaine livre une très belle performance. L'autre Emma, Emma Thompson, dans celui de la Baronne, est aussi absolument géniale. Vicieuse, cruelle, méprisante, prête à tout et surtout à écraser tous ceux qui lui font de l'ombre…

imageLe duo qu'elles composent est la grande force du film. Leur combat, pour savoir qui est la meilleure, sur fond d'histoire d'héritage, de vengeance porte tout le film.

L'autre duo du film, Jasper et Horace, bien loin des espèces d'idiots du dessin animé, est aussi réussi, bien plus drôle et gentil. Il fait ici office de famille à Cruella et lui sert de boussole morale.

L'autre grande force du film, c'est d'avoir placé l'action du film dans le monde de la mode londonienne des années 70. Pile au moment du punk rock.

Déjà parce que le monde de la mode est l'un des plus toxique qui soit, rempli de harceleurs (voir pire), d'hypocrites, plein de mépris, et que cela va à merveille avec le comportement de la Baronne, mais aussi parce qu'il plonge le film dans une ambiance punk rock pas déplaisante. Un bon point aussi pour les décors, mélangeant les demeures luxueuses avec les ateliers de créations industriels. Et puis la musique bien entendu. The Clash, Queen, The Doors, Supertramp et bien d'autres accompagnent celle écrite par Nicholas Britell. Enfin, citons les magnifiques tenues, créées pour l'occasion. Si celles de la Baronne sont, somme toute, splendides mais classiques, celles d'Estella/Cruella hurlent le punk rock à plein poumons.

imagePourtant, à l’annonce de ce "remake" ou plutôt de cette « origin story » sur Cruella en live, on n’était pas très convaincu : les 101 sont loin d’être un de nos Disney préférés et Cruella n’est pas spécialement un personnage que l’on avait envie de revoir.

Mais il faut reconnaitre qu'on a énormément apprécié le film.

Encore une fois, Emma Stone livre une prestation de top niveau dans un film haut en couleur, qui sait jouer avec les codes du personnage et de sa "méchanceté".

De plus, c'est bien la première fois qu'on voit un film tout public de chez Mickey qui parle aussi franchement et aussi ouvertement de la mort et même du fait de tuer.

Le seul reproche à faire, finalement, c'est l'utilisation systématique d'images de synthèse pour les chiens. Souvent, même pour des plans simples. C'est si difficile ou considéré comme de la maltraitance animale de faire traverser une pièce à 3 clébards ?

Pour finir, Cruella est clairement dans notre top 3 de la nouvelle génération de films en "images réelles" de chez Disney.

On vous le recommande chaudement.

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Cruella, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Disney

Développeur : Disney

PEGI : 3+

Prix : Cinéma

Cruella, la critique du film

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Derniers Commentaires

- Pause croquis de Marion par clayman00

- L'Edito du Dimanche par clayman00

- A quoi jouez-vous ce weekend ? par clayman00

- A quoi jouez-vous ce weekend ? par jymmyelloco

- L'Edito du dimanche par Quantum

- Pause croquis de Marion par Papa Panda

- L'Edito du dimanche par clayman00

0