Crysis Warhead (PC)

 

Publié le Mercredi 15 octobre 2008 à 14:18:34 par

 

Crysis, le jeu de tir à la première personne développé par le studio allemand Crytek avait fait couler pas mal d'encre, qu'elle fût virtuelle ou non. Sorti il y a un an, il était temps que Crytek rentabilise l'univers qu'il a créé à travers Crysis' Voici donc une suite, sans vraiment en être une. Voici Crysis : Warhead. Il est bon de noter que Crysis Warhead n'est pas un add-on, mais bel et bien un stand alone. On peut donc profiter de ce jeu sans pour autant avoir installé le premier Crysis dans l'ordinateur. Cependant, il y a un truc qui risque de provoquer une certaine crispation chez nombre de consommateurs « pointus », c'est que lors du lancement de la première partie, un protocole de sécurité Securom DRM se met en route'
Pour rappel, ce genre de sécurité avait défrayé la chronique lors de la sortie de Spore, toujours chez Electronic Arts. Mais revenons-en au jeu.

Si dans le premier opus de Crysis le joueur se glissait dans la peau un peu fade d'un surnommé « Nomad », cette fois-ci, il endosse le rôle de Psycho, le type un peu épais et entier, l'air un peu bas de plafond et très brusque, survivant avec Nomad et Prophet des aventures du premier Crysis. Mais si on attendait une suite pure et simple de la première partie, le joueur est propulsé plusieurs heures en arrière par rapport aux évènements troublants et brutaux qui ont construit le scénario de Crysis. Crysis Warhead nous offre une autre partie de l'histoire de Crysis. Le sergent « Psycho » Syke se trouve alors à l'autre bout de l'île, à la poursuite d'un général nord-coréen qui a correctement pété son plomb, depuis qu'il a découvert un « truc » très extraterrestre, qu'il l'a conditionné, et qu'il tente de le ramener vers sa Corée du Nord natale.

Tout le scénario s'articule donc autour de cette course-poursuite, à travers une île plongée dans le chaos d'un affrontement USA-Corée du nord, USA-Extraterrestre, Corée du Nord-Extraterrestre, et USA-Corée du Nord-Extraterrestre. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que contrairement à des jeux comme Call of Duty, le gameplay n'est pas une figure imposée. Certes, le principe fondamental du jeu de tir à la première personne est encore très respecté. On avance, et on tire dans le gras, mais ici, le jeu n'est pas saucissonné en phases de gameplay, comme ce qu'on a pu voir notamment dans le Call of Duty 4, notamment. Ainsi, si on trouve des phases dans lesquelles il est conseillé au joueur de jouer à bord d'un véhicule, ou encore de passer à travers les mailles d'un filet de surveillance de manière discrète, le joueur peut à loisir descendre de son véhicule et envisager une tactique plus pédestre sur ledit « niveau », ou encore se la jouer façon « grosbill » au lieu de rester discret. Bref, le joueur jouit d'une très grande liberté de jeu, et c'est vraiment tant mieux.

Cette liberté est d'autant plus perceptible que les niveaux du jeu sont vastes. Comme dans le premier épisode, les distances à parcourir sont impressionnantes, et les manières d'atteindre ses objectifs peuvent passer par une multitude de chemins d'accès, et autant de tactiques. Les moteurs physiques et graphiques font le reste ! Les distances de tir sont toujours très importantes, et les possibilités de destruction de telles ou telles structures, augmentent d'autant plus l'intérêt du jeu, puisque nombre de protections peuvent être réduites à néant sous le feu nourri des adversaires. Les adversaires en questions sont d'autant mieux mis en valeur dans cette version du jeu. Ces derniers se révèlent être plus agressifs et plus « futés » que précédemment. Impossible de descendre « finger in the nose » un groupe d'ennemis postés à grande distance du joueur. L'IA a été améliorée, et cette fois-ci, le joueur peut se faire repérer de bien plus loin, ce qui complique considérablement les choses, dans la mesure où les ennemis tenteront d'employer nombre de tactiques de rabattage et de contournement. Crysis Warhead s'avère être bien plus sportif que son prédécesseur dans sa partie solo. En matière de graphisme, ceux qui ne connaissent pas le jeu original ne pourront qu'être surpris devant la grandeur des niveaux, et surtout, devant la qualité de l'affichage des éléments de décors' Finie la jungle affichée façon rideau verdâtre autour du joueur ! Les végétaux, et tout le reste, d'ailleurs, brillent par la méticulosité des détails affichés' Et lorsque l'on sait que la plupart des éléments de décors sont destructibles, on ne peut qu'être admiratif devant le jeu, même si on le connaît déjà.

Cependant, il faut modérer son enthousiasme. On a un petit regret : le jeu n'a pas vraiment de nouveautés en matière d'armes, de véhicules, ou d'unités adverses. Certes, il y a quelques trucs, comme le lance-grenade, les grenades IEM, ou encore les transports blindés, mais tout cela reste assez « timide ». Mais cette liberté de jeu a un prix, et c'est généralement le prix de la carte graphique et du processeur associés ! ce qui n'est tout de même pas donné, et quand bien même plus le temps passe, et moins chers sont les équipements minimums requis pour faire tourner confortablement Crysis. Les spécifications minimales suggèrent de faire tourner les jeux avec un PC équipé d'un processeur cadencé à 2,8 GHz (3,2 GHz si le système d'exploitation est Vista), 1 Go de Ram, et une carte graphique compatible DirectX 9c, du type GeForce 6800 GT, ATI Radeon 9800 Pro, voire une ATI Radeon X800 si le système d'exploitation est Vista' Il va sans dire que ce sont là les profils minimums' Avec Crysis, il vaut mieux avoir des équipements supérieurs à ceux qui figurent sur le dos de la boîte de jeu.

 

 
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Crysis Warhead (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Crytek

PEGI : 18+

Prix : 30€

Aller sur le site officiel

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