Castlevania : Lords of Shadow 2 (PS3, Xbox 360)

 

Publié le Mercredi 26 février 2014 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Castlevania : Lords of Shadow 2 (PS3, Xbox 360)

Dracula, mort et heureux de l'être

imageSérie vieille de presque 30 ans, lancée en 1986 sur C64, NES, Amiga et PC, Castlevania a réussi à s’affranchir de son genre « plateforme » en 2D pour s’orienter vers un genre nettement plus action, en 3D, et un univers plus sombre et violent que jamais.

Après un premier épisode plutôt réussi, Castlevania Lords of Shadow 2 débarque sur PS3 et Xbox 360. On vous passera les jeux de mots à base de « Le jeu qui a les dents longues » ou encore « l’épisode qui vous donne les crocs ». On se contentera de rappeler que le jeu est développé par le studio espagnol Mercury Steam. Alors chuuut, calme-toi. Papa est là (comprenne qui pourra).
Sur ce jeu de mot catastrophique et pitoyable, rentrons dans le vif du sujet. D’un côté, la famille Belmont. De l’autre, les forces du mal. Match en 15 rounds. Ready ? Fight !

Le précédent volet nous avait laissé un Gabriel Belmont transformé en Dracula. On le retrouve au début de ce nouvel opus. Notre héros est en proie au vague-à-l’âme. Pour peu qu’il lui en reste une, d’âme. Dans la tour de sa Cathédrale, il voit le temps passer et se morfond, n’arrivant pas à surmonter malgré les ans, la mort de ses proches et de sa femme. Le retour de Satan et la possibilité de trouver la paix auprès des siens va pousser Gabriel à sortir de sa retraite et faire parler les armes.

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screenVous voilà donc lancé dans les abords du château et à naviguer autant dans une époque contemporaine, que dans une dimension parallèle… résultat, les décors gothiques à base de château en ruines, de catacombes, de donjons et de jardins décrépis alternent avec des usines et autres paysages nettement plus technologiques et modernes. L’idée sur le papier est séduisante et elle évite surtout la monotonie, mais en l’état, elle s’avère un brin dérangeante et sombre légèrement dans le folklorique. On se perd un peu dans cette direction artistique bipolaire et si une certaine unité s’en dégage quand même, la rupture reste assez maladroite.

Peu importe, malgré tout. En dépit d’un scénario peu inspiré et de cette dualité des décors, le jeu reste fidèle au premier opus et excelle dans sa partie gameplay. Gabriel est armé d’un fouet psychique, créé avec son propre sang. Au fil de l’aventure, deux armes secondaires viendront renforcer son arsenal : L’épée du Néant et les Griffes du Chaos. La première permet de redonner notamment de la vie au personnage, et les griffes de briser les plus importantes protections des ennemis.

screenVous allez donc alterner les phases de combat et les phases d’infiltration. Comme tout bon jeu de baston qui se respecte, il vous faudra enchaîner les combos, esquiver les coups, tenter de percer les défenses des boss ou des ennemis plus lourdement protégés avec les Griffes du Chaos pour mieux les atteindre, et utiliser tout ce qui sera mis à votre disposition pour survivre. A savoir des potions de santé, d’autres pour offrir une jauge de magie illimitée pendant un certain temps, une autre pour ralentir le temps, sans oublier les sorts tels que lancer des dagues de sang ou geler les ennemis, se transformer en brume, lancer des bombes, voire même se changer en… dragon.
Les temps « calmes » apportés par les phases d’infiltration où l’on doit se changer en rat, prendre le contrôle d’ennemis ou leur lancer des nuées de chauve-souris sont redondants, même si pas forcément désagréables à la base.

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screenA bien y réfléchir, il y aurait de nombreuses raisons de ne pas être séduit, ou du moins satisfait, par ce Castlevania Lords of Shadow 2. Outre le scénario bateau et la direction artistique discutable évoqués ci-dessus, voire les phases d’infiltration ratées, on pourra également évoquer un graphisme séduisant mais gâché par un aliasing omniprésent avec certains plans franchement hideux. Bref, de quoi passer son chemin si l’on s’arrêtait à ces problèmes certes importants.
Pourtant, le jeu réussit à passer au-delà de ces soucis techniques et esthétiques pour nous proposer une aventure franchement agréable.

screenL’ambiance reste captivante, notamment servie par une bande-son de toute beauté. Certains décors sont même franchement magnifiques et vous feront marquer un petit temps d’arrêt pour en apprécier la beauté. Le jeu est également accessible à tous. Un didacticiel qui vous plonge dans les évènements qui ont précédé cet opus, une difficulté à la portée des novices (les fans devront directement choisir le niveau le plus difficile), des ennemis plutôt variés, des boss de fin de niveau réussis, et une durée de vie conséquente (comptez une vingtaine d’heures pour le finir de pied en cap) achèvent de nous convaincre de la qualité du jeu. Ajoutez enfin une jouabilité aux petits oignons, des combats rythmés, une caméra aux très rares ratés et vous aurez, au final, un très bon jeu d’action entre les mains. Dans la lignée parfaite du premier opus, il saura séduire les amateurs du genre.

 

 
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Castlevania : Lords of Shadow 2 (PS3, Xbox 360)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Konami

Développeur : MercurySteam Entertainment

PEGI : 16+

Prix : 50 €

Aller sur le site officiel

Castlevania : Lords of Shadow 2 (PS3, Xbox 360)

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